Une sélection éclectique pour ravir toutes vos envies !

Pour ce cinquième chapitre, Maud Ventura et Caroline Lamarche seront des nôtres ! Au programme : des dynamiques familiales plus ou moins compliquées, de la musique classique, et une nonne un peu paumée… Entre autres !

Maud Ventura pour "Mon mari" (L’Iconoclaste)

Un livre original et dérangeant, sous forme d’un face-à-face conjugal féroce.

Deux personnages : Elle et Lui. Ils ont quinze ans de vie commune, deux enfants et mènent une vie apparemment parfaite. Elle aime son mari à la folie, mais ce qu’elle voudrait plus que tout, c’est que l’amour reste aussi fort qu’au premier jour. Alors, elle fait tout pour rester la plus désirable possible. Mais lui, l’aime-t-il toujours autant ? Pour en avoir le cœur net, elle lui tend des pièges, elle lui prépare des punitions, elle le trompe même pour le tester. Jusqu’où ira son obsession amoureuse ?

Caroline Lamarche, pour "L'Asturienne" (Les impressions nouvelles)

L'Asturienne, c’est la saga d’une famille liégeoise au début de la révolution industrielle, qui est devenue pionnière de la métallurgie du zinc dans les Asturies. L’autrice retrace la vie de ces aventuriers dans une Europe qui rêve d’expansion.


Pour rappel, Caroline Lamarche est lauréate de nombreux prix prestigieux :

  • Prix Rossel pour "Le Jour du chien" (1996)
  • Prix Europe de l’ADELF pour "Dans la maison un grand cerf"(2017)
  • Prix Goncourt de la Nouvelle pour "Nous sommes à la lisière" (2019)
  • Prix quinquennal de Littérature pour l’ensemble de son œuvre (2020)

La Bookbox de Lucile Poulain : "Brassens, Jeanne et Joha" de Maryline Martin (Ed. du Rocher)

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© Tous droits réservés
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Dans quelques jours, on fêtera le centième anniversaire de sa naissance de Georges Brassens, il a poussé son premier cri le 22 octobre 1921 et le 29 octobre cela fera 40 ans qu’il nous a quittés pour, comme il le disait lui-même, "passer sa mort en vacances".

Maryline Martin nous propose un roman pour tenter de nous raconter les deux grands amours de ce grand Monsieur. On est en août 1981, à Ker Flandry dans les Côtes d’Armor, la résidence secondaire de l’artiste. Un séjour particulier au goût quelque peu métallique puisque sa "petite amie depuis 34 ans" comme il aimait à le dire, Joha, est déjà terrifiée à l’idée que ce soit le dernier voyage dans leur havre de paix, loin des foules. En effet, le chanteur offrira sa dernière note à peine deux mois plus tard. Commencent alors des vacances douloureuses mais pleines d’amour, c’est le moment ou jamais de faire le bilan sans trop en dire, de se promener sur la plage, de faire la part belle aux souvenirs…

C’est là que vous découvrirez tout de ce bon copain en réalité insaisissable, sa manière bien à lui d’être un bon ami, les mauvaises journées qui l’ont fait trembler, son amour pour Jeanne avant Joha (enfin, un petit peu en même temps en réalité) En tout cas si vous n’aviez jusque-là pas vraiment entendu parler de ces deux grandes histoires d’amour, ou seulement suivi ses contours dans la presse, vous apprendrez à les découvrir autrement dans ce roman inspiré de leur vie.

Georges préparant le petit-déjeuner à ses amis aux aurores, le lendemain d’un concert à Bobino, Joha chinant à Emmaüs ou chez les brocanteurs afin de décorer de son goût sûr, les maisons et appartements de son amoureux… Il avait l’aura d’un oncle qu’on adore et qui fête son retour de guerre au bistrot entouré des siens, il avait ce quelque chose de très ancré dans le quotidien. Mais ici, il devient le héros d’un roman d’amour, et c’est trop cool.

Maintenant que vous avez la chance de tout savoir ou presque sur le cœur de cet ami qui vous veut du bien, il vous reste à découvrir l’infortuné, l’anticlérical, l’antimilitariste, le voyou raté, le timide, l’ours mal léché, celui qui, mauvais garnement à Sète ou planqué dans l’Impasse Florimont à Paris, est passé de Georges à Brassens, est devenu poète et homme de Lettres. Et tout ça, vous pourrez le faire en lisant " "Brassens, légende d’un poète éternel" Jean-Claude Lamy – Ed. du Rocher ".

La chronique d’Odile Vanhellemont : “La couleur de l’eau” James McBride (Gallmeister)

Parfois, la réalité est encore plus extraordinaire que la fiction. Dans ce roman autobiographique, James McBride raconte sa mère pour se raconter lui-même. Et il faut dire que Ruth McBride Jordan a eu une vie bien remplie !

Elle est née blanche, juive orthodoxe, a fui sa religion et sa famille pour épouser un Afro-Américain catholique dans une Amérique profondément raciste, veuve puis remariée et elle a été la mère de douze enfants métis… En parallèle, nous découvrons tant l’histoire de la fratrie de James, que l’histoire de Ruth, leur mère.

Celle qui les a toujours poussés à l’excellence, pour en faire des musiciens, des médecins, des gens passionnés.

Celle qui a créé sa tribu arc-en-ciel, qui ne voit pas la couleur des peaux et esquive toujours les questions raciales.

Par le prisme de Ruth et de ses enfants, on découvre la société américaine du 20ème siècle. L’antisémitisme, la ségrégation, les mouvements de libération avec des figures comme Malcolm X. Bref, c’est presque un siècle d’Histoire qui est condensé dans cette fresque familiale éblouissante. James McBride nous offre un point de vue très touchant sur les questions raciales, sur la construction d’une identité quand on est pris entre deux mondes.

La chronique de Gorian Delpâture : "Enig Marcheur" de Russell Hoban (Monsieur Toussaint Louverture)

Si vous êtes amateurs de romans postapocalyptiques et de livres peu ordinaires, ce livre est pour vous. En 1980, Russel Hoban publie cet étrange roman : "Enig Marcheur".

Un livre inspiré par une peinture authentique, " La légende de Saint Eustache " que Hoban a pu voir dans la cathédrale de Canterbury. C’est un roman qui se passe dans un futur lointain, dans le sud-est de l’Angleterre, 2347 ans après une catastrophe globale sur la planète : Le Grand Boum. L’humanité n’a pas disparu mais a presque tout oublié de son passé. Même si on sait encore qu’il y avait de l’énergie, des vaisseaux dans les airs et des images dans le vent.

Les gens vivent dans des fermes, des fosses ou derrière des barrières, sous la pluie et dans la boue. Dans un monde traversé par des meutes de chiens dangereux, un monde où on trouve des vestiges de machines inconnues et où des marionnettistes itinérants proposent des spectacles de marionnettes qui tentent de raconter l’histoire du monde et d’un certain Eusa.

Et ce monde nous est décrit par un jeune garçon de 12 ans, Enig Marcheur. L’intérêt du roman, c’est que c’est Enig lui-même qui nous raconte son histoire. Mais plus de 2000 ans après "Le Grand Boum", la langue a changé. On ne sait plus écrire. Et Russell Hoban a eu une idée de génie, il a inventé une nouvelle langue, le "parlénigm", rédigée en phonétique. Tout le livre est écrit comme ça. Un travail remarquable sur la langue anglaise de Russell Hogan et un travail remarquable de traduction de Nicolas Richard.

La chronique de Lucile Poulain : "Mourir au monde", de Claire Conruyt aux éditions Plon

Mourir au monde c’est se donner à Jésus, c’est rentrer dans les ordres, à juste titre puisque quelque part, vous quittez le monde extérieur.

Ce livre raconte une tranche de vie bien particulière de Sœur Anne, originellement nommée Axelle. Ça fait vingt ans que Sœur Anne fait partie de la communauté du couvent où se déroule l’histoire, vingt ans de silence, de privations, de simplicité, de règles, de prière, de chasteté, de pauvreté, de solitude aussi, de très grande solitude.

On comprend assez rapidement que Sœur Anne a été écartée pendant un moment pour une raison que vous découvrirez plus tard, et qu’elle est revenue parmi les sœurs fragile, sensible et surtout pleine de doute sur sa foi. Et puisqu’en religion – un peu comme dans la vie en fait – les épreuves n’arrivent jamais seules, la Mère Supérieure lui confie la lourde tâche d’accueillir et de " former " une toute nouvelle postulante, la très jeune Jeanne. Une relation indescriptible va lier les deux femmes, vont-elles s’élever ensemble ou bien sombrer au fond du même océan… Les voix du Seigneur sont impénétrables !

 

 

La chronique de Michel Dufranne : “La Combinaison” de Félix Lemaître (Ed. du Masque)

Ce premier roman de Felix Lemaître n’est pas de la littérature érotique ! C’est juste l’histoire d’un gars de la classe moyenne qui se fait virer comme un moins que rien et qui décide, à défaut de pouvoir partir en vacances, de vivre et de se balader en combinaison de plongée.

La recommandation d’Arnaud Tsamère : "Mozart : Chemins et chants" d’André Tubeuf (Actes Sud)

Si vous souhaitez vous replonger dans la vie de Mozart et faire le tri entre toutes les infos que vous avez lues, vues dans les films qui lui sont consacrés, cette biographie du compositeur est un excellent choix selon l’humoriste Arnaud Tsamère.

La recommandation d’Yves Limauge : "Où vivaient les gens heureux" de Joyce Maynard (Ed. Philippe Rey)

Le 10ème roman de Joyce Maynard nous emmène dans le New-Hampshire pour suivre l’histoire de la famille d’Eleanor.

Cette femme pleine de vie, de courage et de contradictions achète une petite ferme ou elle va fonder une famille avec son mari Cam. Au fil des années, elle va se battre pour sa fratrie et puis un jour, c’est le drame… Ce roman, c’est l’histoire d’une maison dans cette nature américaine, c’est un roman sur la parentalité, sur les difficultés d’élever ses enfants, mais aussi un roman sur l’amour et le pardon.

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