Une bande dessinée, un roman réédité : la sélection de Thierry Bellefroid

Couvertures de "Charlot aime Monsieur" (Stéphane Lambert) et "Un auteur de bd en trop" (Daniel Blancou)
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Couvertures de "Charlot aime Monsieur" (Stéphane Lambert) et "Un auteur de bd en trop" (Daniel Blancou) - © Tous droits réservés

Ah ce qu’on apprécie ces maisons d’édition qui offre une seconde jeunesse à des romans bien connus…

Charlot aime monsieur de Stéphane Lambert aux éditions Récits

Non il ne s’agit pas d’un nouveau roman, mais bien d’une réédition. Charlot a 10 ans et une conscience de l’envie d’amour peu commune pour un enfant de son âge. Sa vie croise celle de Monsieur, éducateur de quinze ans son aîné. Rapidement, l’homme réussit à pénétrer avec une facilité déconcertante dans le cercle familial de Charlot. Jusqu’à partir en vacances avec lui et se faire aimer aveuglement par ses parents.

Entre amour et abus, le roman pose la lourde question de la pédophilie et de cette relation malsaine entre Charlot et Monsieur. La langue y est extrêmement simplifiée et le vocabulaire choisi s’apparente à celui d’un enfant. Le tout donne un roman troublant. Il s’agit du premier ouvrage de Stéphane Lambert, réédité et vendu à faible coût pour qu’il soit accessible à tous.

Un auteur de bd en trop de Daniel Blancou aux éditions Sarbacane

Voilà une bande dessinée drôle et colorée. Daniel Blancou, pourtant habitué aux reportages, nous raconte l’histoire d’un auteur connu par une (très) petite dizaine de personnes pour une poignée de sujets qu’il a réalisés. En réalité, tout son entourage le lâche progressivement. Jusqu’à sa fameuse rencontre avec Kevin qui lui montre son travail et les dessins qu’il réalise. Ni une ni deux, notre reporter raté lui vole ses productions, se les approprie et récolte les lauriers. Les dessins de Kevin sont si bons que Daniel se retrouve propulsé au festival d’Angoulême où il est acclamé par la pratique.

Blancou pose la question de la propriété intellectuelle et des droits d’auteur dans le terrible monde de l’art. Ses dessins hyper flashy et seventies appuient ses gags très courts. Drôle et touchante, cette bande dessinée est une bouffée d’air frais.

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