Très drôle si on aime le caustique

Très drôle si on aime le caustique
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Très drôle si on aime le caustique - © Tous droits réservés

Michel Dufranne propose trois lectures pour le prix de deux !

Le terroriste joyeux, suivi de Le virus de l’écriture, de Rui ZINK, aux éditions Agullo

Voici un recueil de deux textes. Le terroriste joyeux est écrit sous forme de transcription de l’interrogatoire d’un terroriste qui a décidé de ne dire que la vérité : totalement absurde ! Il a transporté des explosifs, simplement parce que s’il avait traversé la Méditerranée comme un migrant normal, on ne l’aurait pas accueilli, en revanche, avec des explosifs, on va le garder car il est terroriste ! Un texte qui oscille entre Ionesco et Kafka, une forme de roman noir qui titille les failles de notre société, qui évoque l’hyper sécurité, qui parle du respect de l’autre. C’est très drôle, si on aime le caustique ! Le virus de l’écriture, est tout aussi drôle. Il évoque un monde postapocalyptique où un virus s’est répandu : celui de l’écriture ! Tout le monde écrit, tout le monde raconte son histoire, sa vie, mais, du coup… Plus personne ne lit. Celui qui écrit est désormais le dernier lecteur qui est obligé d’écrire pour que le lecteur se rende compte que les lecteurs existent encore ! Une véritable merveille, un bijou !

Coup de vent, de Mark HASKELL SMITH, aux éditions Gallmeister

C’est l’histoire d’un braquage moderne, à Wall Street, réalisé par un homme grâce à des algorithmes. Il a embarqué son butin, 17 millions de dollars, à bord d’un voilier, direction les Caraïbes. Mais, pas de chance, il a démâté. Le soleil est terrible, il a soif, l’eau de mer a rendu les instruments de bord électroniques inutilisables… Et l’homme, ne sait évidemment pas naviguer avec les étoiles. Une nuit, une lumière apparaît. Un bateau. Pas d’autre solution pour se faire remarquer : il brûle un sac de billets. La navigatrice solitaire recueille l’homme et ses millions de dollars. Mais, si elle jetait l’homme à l’eau, elle serait riche, plus besoin de sponsors ! Et c’est sans compter que notre voleur est poursuivi par sa chef de service qui veut récupérer l’argent, par un spécialiste du recouvrement de dettes, par un détective privé et même par un artiste qui ne réussit pas à vivre de ses maigres droits d’auteurs et à qui ces millions de dollars permettraient de devenir un vrai artiste ! C’est du pur Mark Haskell Smith, un vrai roman noir dans lequel on s’amuse.

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