Thomas Gunzig, le romancier qui déshabille notre société

Thomas Gunzig : dialogue avec un écrivain moyen
2 images
Thomas Gunzig : dialogue avec un écrivain moyen - © Tous droits réservés

Thierry Bellefroid accueille Thomas Gunzig, que rien ne prédestinait à écrire, et pourtant ! Auteur de romans et de nouvelles, dramaturge, scénariste de B.D. et de cinéma, Thomas est un auteur à temps plein, un homme étonnant qu’on ne demande qu’à découvrir.

C’est certain, son dernier roman, Feel good, paru Au Diable Vauvert, Thomas Gunzig l’a écrit dans des conditions particulières, comme d’habitude, car le Bruxellois ne possède pas de bureau chez lui ! Et ça lui réussit, il faut dire qu’il aime tant ouvrir l’imaginaire des gens. C’est dans la suite " François Weyergans ", le célèbre écrivain et réalisateur belge récemment décédé, que Thomas Gunzig se dévoile à travers des objets rassemblés pour l’occasion, des objets qui font référence à sa jeunesse, à ses centres d’intérêts.

Notre auteur évoque aussi sans difficultés sa crainte de ne plus avoir de quoi nourrir sa petite famille car " tout peut s’arrêter du jour en lendemain ! ". L’argent est d’ailleurs au cœur de Feel Good. À l’occasion de sa rencontre avec Thierry Bellefroid, Thomas se confie aussi sur le sportif qu’il est devenu, une pratique qui lui apporte beaucoup dans sa vie et dans sa façon d’écrire.

Cet homme qui a la tête bien posée sur ses épaules d’athlète peut aussi se révéler émotif. On connait évidemment le Gunzig des chroniques, tant en radio que dans la presse écrite. Et puis, il y a celui des romans et des nouvelles, plus d’une vingtaine d’ouvrages à ce jour, des textes où Thomas aime jouer avec la langue, si vivante, tellement porteuse de choses merveilleuses. Ce licencié en Sciences politiques a aussi été libraire et enseigne la littérature dans des écoles supérieures artistiques renommées : une belle revanche pour celui qui fut dyslexique !

Devant l’alléchant menu livresque composé par Lucile Poulain, Isabelle Monnart et Thierry Bellefroid pour le room service, Thomas Gunzig n’hésitera pas longtemps à faire son choix ! Enfin, il évoquera avec délice le livre qui a changé sa vie alors qu’il était adolescent, un ouvrage qui lui a brusquement révélé la puissance phénoménale de la littérature.

Un nouveau manuel de survie ?

Feel good, c’est la rencontre de deux personnages particuliers, des scènes de bon sens, des leçons de vie. Une chose est certaine : le nouveau roman de Thomas Gunzig ne laisse pas indemne et demeure dans l’esprit longtemps après l’avoir refermé. L’histoire parle de l’argent, à travers ceux qui n’ont pas d’autres choix dans la vie que de commettre des actes prohibés pour survivre. C’est le cas d’Alice, une mère célibataire, une femme aux abois. Elle sait qu’elle ne peut compter que sur elle-même. Pour continuer à nourrir son fils et à se loger, elle va commettre un casse plus qu’improbable avec l’aide de Tom, un écrivain qui cherche le succès sans véritablement le trouver. Tom, c’est un auteur ni célèbre, ni inconnu, un personnage auquel se compare volontiers Thomas Gunzig qui estime être un écrivain raté… Ou plutôt, un écrivain de catégorie moyenne. À vous de juger !

Newsletter TV

Recevez chaque jeudi toute l'actualité de vos personnalités et émissions préférées.

OK