Sylvain Tesson, l'aventurier qu'on ne présente plus !

Sylvain Tesson, l'aventurier qu'on ne présente plus !
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Sylvain Tesson, l'aventurier qu'on ne présente plus ! - © Tous droits réservés

C’est en dévorant des kilomètres tout autour du globe et en témoignant de ce qu’il a vu que ce bourlingueur s’est fait un prénom : Sylvain Tesson, le fils de Philippe, le journaliste.

Faut-il encore présenter ce voyageur dont le monde est la maison ? Où n’est-il pas allé, hormis les mégalopoles et les villes bourrées de technologie que ce " technophobe " ne peut que fuir ?

Les aventures de Sylvain Tesson ont débuté en 1991, à l’occasion d’une traversée à vélo du désert central d’Islande précédant une expédition spéléologique à Bornéo. Puis, ce sera le tour du monde, toujours à deux roues, en compagnie de son ami, Alexandre Poussin. C’est encore avec son ami qu’il connaît depuis la classe de seconde au lycée, que Sylvain traverse l’Himalaya, à pied : 5000 km du Bhoutan au Tadjikistan, en passant clandestinement par le Tibet !

Avant que le premier millénaire ne s’achève, c’est à cheval que le baroudeur traverse les steppes d’Asie centrale ; puis, ce seront des expéditions archéologiques au Pakistan et en Afghanistan. De 2003 à 2004, reprenant l’itinéraire des évadés du goulag, de Slawowir Rawicz, il chemine de la Sibérie à la Chine, du Tibet à Calcutta.

En 2010, Sylvain Tesson réalise enfin son rêve : vivre 6 mois en ermite, au bord du lac Baïkal, en Sibérie, une expérience qui a encore raffermi son amour infini pour le continent asiatique. Par la suite, il a encore réalisé le trajet de la retraite de Russie, de Moscou à Paris, en side-car.

Moins connu à propos de Sylvain Tesson, c’est qu’il est stégophile, ou du moins, l’était : pendant de nombreuses années, ses seuls sommets, ses premières approches de l’alpinisme, furent de monter sur les toits des églises et des cathédrales, y compris celles de Bruxelles et d’Anvers ! Suite à une chute, afin de se rétablir totalement, Sylvain a entrepris une traversée de la France par les " chemins noirs "…

Toutes ces aventures, et la liste est loin d’être exhaustive, lui inspirent ses livres. Ses très nombreux ouvrages sont les résultats de ses pérégrinations. Car Sylvain Tesson n’est pas un auteur de fiction, c’est un écrivain de la vie, de la nature, de l’homme. Il raconte ce qu’il voit, ce qu’il vit, ce qu’il ressent, il témoigne. Et souvent, avec l’aide d’amis et d’amies photographes, il restitue ces moments exaltants grâce à l’image…

C’est la même démarche qui l’amène à Sous couverture, à l’occasion de la sortie de son dernier ouvrage, La panthère des neiges, édité chez Gallimard, récit de la rencontre d’un animal, du côté du Tibet.

"La force de l'immobilisme..."

– Il y a une bête au Tibet que je poursuis depuis six ans, dit Munier. Elle vit sur les plateaux… J’y retourne cet hiver, je t’emmène.

– Qui est-ce ?

– La panthère des neiges, dit-il

– Je pensais qu’elle avait disparu, dis-je.

– C’est ce qu’elle fait croire.

Ainsi s’achève l’avant-propos de La panthère des neiges. C’est donc en compagnie du photographe Vincent Munier que Sylvain Tesson est parti sur les traces de cet animal, véritable ombre magique, vivant sur les hauts plateaux, du côté du Tibet, entre autres. L’œil exercé du photographe a aidé Sylvain à voir ce qu’il ne savait déceler, car Vincent Munier sait aussi lire le paysage, il sait le découvrir et aider à le découvrir.

La panthère des neiges est le récit de cet extraordinaire voyage où la bête a appris à Sylvain que l’écologie commence par l’observation, le regard. Partir à la rencontre de la panthère des neiges, c’est accepter l’attente, se résilier à la patience. Mais découvrir et admirer cet animal sublime, c’est le résultat et le cadeau de cette patience, la force de l’immobilisme.

Sous couverture avec Sylvain Tesson, à découvrir le jeudi 28 novembre 2019 sur La Trois, à 23h15 et à revoir sur Auvio.

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