Maxime Chattam, le maître de nos délicieux cauchemars

Maxime Chattam, le maître de nos délicieux cauchemars
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Maxime Chattam, le maître de nos délicieux cauchemars - © Tous droits réservés

Comment peut-on imaginer tant d’horreurs ? C’est la question que l’on se pose en découvrant cette figure d’ange qu’est Maxime Chattam ! On lui donnerait le bon Dieu sans confession, et pourtant, ce quadragénaire né dans la région parisienne est le Roi du roman noir français, le Stephen King de l’hexagone !

Après avoir conduit ses enfants à l’école, Maxime Chattam gagne son bureau, son univers, sa "caverne d’écrivain", sous les toits de sa maison. De 9 à 19 heures, c’est là qu’il imagine les pires choses qui soient !

C’est grâce à sa grand-mère que l’auteur réjouit ses lecteurs de délicieuses histoires noires, de thrillers palpitants, de récits parfois fantastiques à lire au coin du feu, le soir, pendant une tempête ! Maxime avait 12 ans quand sa grand-mère l’a emmené fêter Noël dans la jungle thaïlandaise, mais à une condition : écrire dans un cahier ce qu’il a vécu, jour après jour, ses émotions, du factuel, peu importe, le principal étant d’écrire chaque soir. Telle fut la première expérience de Maxime avec l’écriture.

Adolescent, le futur écrivain prend conscience que l’on apprend plus sur soi et sur l’humain en explorant le côté sombre de son être, un concept qu’il va utiliser sans discontinuer depuis que sont publiés ses ouvrages, à l’aube du XXIe siècle. Chattam écrit exclusivement sur l’incarnation du mal, c’est probablement ce qui explique son côté "gendre idéal" : il met tout ce qui est mauvais en lui dans ses livres, de ce fait, il ne demeure que le meilleur pour l’homme qu’il est dans la vie.

Si Maxime Chattam écrit, c’est pour se divertir, pour vivre, pour croire. Comme il le dit si bien "C’est ma religion à moi. Car l’homme sans spiritualité est une enveloppe vide. J’ai choisi un Dieu que je manipule à loisir, celui des mots. L’imagination est mon église, mon temple. Mes cahiers de notes mes autels. Buvez mon encre, mangez mes pages, ceci est mon corps. Ceci est ma vie."

Ses romans sont aussi des prétextes pour divertir le lecteur, mais toujours en lui faisant peur, en jouant avec ses nerfs tout en lui offrant la possibilité de s’interroger sur le monde dans lequel il vit. Pour en arriver à ce degré de qualité dans l’art d’écrire, à une telle précision dans ses descriptions, Maxime Chattam a suivi des cours de criminologie dont l’un de ses professeurs, médecin légiste, lui a permit d’assister à sa première autopsie en 1999.

Chattam, ce sont plus de sept millions de livres vendus, en français, sans compter ceux traduits dans une vingtaine de langues ! Il nous revient avec son dernier roman, Un(e)secte, paru chez Albin Michel… Un thriller effrayant à souhait !

Une vérité effrayante...

Étrange titre qu’Un(e)secte… Insecte, secte ?

L’histoire débute à Los Angeles où l’on découvre le corps d’un homme. Il a été tué la veille, et pourtant, le cadavre est totalement vidé, nettoyé en quelques heures par des insectes dont les différents stades de développement ne devaient pas se rencontrer, il y a une forme de dérèglement là-dessous ! Au même moment, à New York, un ravisseur s’en prend à des jeunes passionnés par l’apocalypse, une jeune femme disparaît…

Sur la côte Pacifique, Atticus Gore, un policier gay dans le genre looser, est chargé de l’enquête de ce cadavre inexplicablement évidé. Et il doit arriver à résoudre le problème car il a des soucis avec ses collègues… À des milliers de kilomètres de là, sur la côte Atlantique, une détective privée, Kat Kordell, s’attache à résoudre le mystère de la disparition de la jeune femme…
L’histoire est racontée sous les points de vue des deux enquêteurs, on comprendra vite qu’il y a un lien entre eux, un lien entre ces énigmes. Derrière ces insectes tueurs, il y a aussi une histoire de secte et, seuls Atticus Gore et Kat Kordell sont capables de comprendre ce qui se passe… mais le temps est compté !

Du soleil de Los Angeles aux bas-fonds de New-York, le récit mène les protagonistes vers une vérité effrayante… à souhait : Un(e)secte, un nouveau et extraordinaire thriller de Maxime Chattam, un livre… dérangeant.

Sous couverture avec Maxime Chattam, à découvrir le jeudi 19 décembre 2019 sur La Trois, à 23h05 et à revoir sur Auvio.

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