"La Reine des neiges" : avant le film, un livre !

Libéréééééééééée, délivrééééééééééée !

Non, ne quittez pas directement cette page ! Peut-être cette chanson de La Reine des neiges ("Frozen"), le long-métrage d’animation de Disney, vous a-t-elle poursuivi pendant des jours, des semaines… des années ? Certes, ce film sorti en décembre 2013 a marqué les mémoires, celles des enfants, mais aussi de leurs bienheureux parents ! Et pourtant…

17 images
© Tous droits réservés
© Tous droits réservés
© Tous droits réservés

Le premier long-métrage d’animation intitulé La Reine des neiges date de novembre… 1957 ! Son titre est Снежная королева (Snezhnaya koroleva), tout simplement car il a été réalisé par Lev Atamanov pour les Studios Soyuzmultfilm, à Moscou, sur un scénario de Nikolaï Erdman, d’après Hans Christian Andersen…

Effectivement ! La Reine des neiges des studios Disney n’est qu’une des très nombreuses adaptations du conte d’Andersen, Snedronningen, un récit publié en 1844 dans le recueil Nouveaux Contes… Il s’agit de l’un des plus longs récits du genre écrits par l’auteur danois, pourtant, il ne lui a fallu que cinq jours pour le terminer ! Et c’est plutôt de récit fantastique qu’il faut parler. La Reine des neiges d’Andersen se divise en sept histoires…

"Or donc, le diable, jamais avare de diableries, avait fabriqué un miroir dans lequel tout ce qui était grand et beau, s’y réfléchissant, devenait petit et laid alors que tout ce qui était mauvais et abject, y accédait à une importance et une netteté accrues. Hélas, des diablotins s’étant envolés avec le miroir, il tomba, se brisant en milliards de morceaux, du plus grand au minuscule.

Dans une grande ville, un garçonnet prénommé Kay, et une fillette, Gerda, étaient voisins et s’aimaient comme frère et sœur. Un jour, une poussière du miroir entra dans l’œil de Kay, le mal fut fait, il devint dur et indifférent, jusqu’à ce qu’un jour d’hiver où il accrocha son traîneau à celui d’une personne vêtue d’un manteau de fourrure et d’un bonnet blanc : la Reine des neiges !

Elle le fit monter avec elle, l’embrassa, et Key sombra alors dans un oubli total. La Reine l’emmena dans son château… Gerda décida de partir à la recherche de Key. Débute alors un long chemin où elle rencontrera une magicienne, des fleurs et des animaux parlants, des brigands et d’autres personnages encore, avant d’arriver au château de la Reine des neiges. Elle y retrouvera Kay, raide et froid, évidemment Gerda le sauvera et…"

Hans Christian Andersen s’est inspiré de la mythologie nordique, reprenant des éléments souvent présents dans les contes, tel le miroir. On y retrouve aussi un symbolisme religieux, indispensable pour imposer une protection contre les forces païennes que représente la Reine.

Si le long-métrage d’animation de Disney a, évidemment, des points communs avec le texte original d’Andersen, il n’en est pas moins différent. Ce sont deux sœurs qui sont mises en scène : l’intrépide Anna part à la recherche de sa sœur Elsa, dotée de pouvoirs particuliers et qui, froide comme la glace, a plongé – sans le vouloir – le royaume d’Arendelle dans un éternel hiver. Pour retrouver sa sœur, Anna est accompagnée de Kristoff le montagnard, de son fidèle renne, Sven, et du bonhomme de neige Olaf…

17 images
© Tous droits réservés

Pour sa Reine des neiges, Hans Christian Andersen s’est inspiré de la mythologie nordique, reprenant des éléments souvent présents dans les contes, tel le miroir. On y retrouve aussi un symbolisme religieux, indispensable pour imposer une protection contre les forces païennes que représente la Reine.

Récit fantastique, conte, légende, comme tous les textes du genre, La Reine des neiges d’Andersen a une indéniable dimension morale et positive pour les enfants : l’une des qualités propres à l’enfance, la bonté de cœur, offre à l’humanité d’accéder à l’éternité en se traduisant en amour pour la famille et les amis, proposant ainsi à l’Homme de garder son âme d’enfant.

Message universel depuis des siècles, l’amour véhiculé dans La Reine des neiges, explique le très grand nombre d’adaptations du conte d’Andersen, prouvant tout l’intérêt de cette prose vieille de 180 ans.

17 images
© Tous droits réservés
© Tous droits réservés

Message universel depuis des siècles, l’amour véhiculé dans La Reine des neiges, explique le très grand nombre d’adaptations du conte d’Andersen, prouvant tout l’intérêt de cette prose vieille de 180 ans.

En film d’animation, outre le film soviétique de 1957 et le Disney de 2013, d’ailleurs décliné en comédie musicale à Broadway, il y a eu The Snow Queen, de Martin Gates, avec la voix d’Helen Mirren pour la Reine (Grande-Bretagne, 1995), Yuki no joou, du japonais Osamu Dezaki, (série télévisée, 2005-2006), Snejnaïa Koroleva, de Maxim Sveshnikov et Vlad Barbe (Russie, 2012).

Mais le cinéma n’en est pas pour autant en reste. Plusieurs réalisateurs se sont essayés à l’adaptation de ce classique avec des acteurs en chair et en os. On retrouve notamment le Russe Gennadi Kazansky avec Snejnaïa koroleva (1996), les Finnois Päivi Hartzell en 1986 et Karola Hattop en 2015 avec Lumi Kuningatar et respectivement David Wu en 2002 (USA-UK) et Julian Gibbs en 2005 (UK) avec The Snow Queen.

17 images
© Tous droits réservés
© Tous droits réservés
© Tous droits réservés
© Tous droits réservés

Enfin, on ne peut ignorer le nombre de rééditions du conte en BD ! La Reine des glaces est le 3e tome de la série Bidouille et Violette, de Bernard Hislaire, paru chez Dupuis en 1984 tandis que Cœur de Glace, de Patrick Pion et Marie Pommepuy, a été édité chez Dargaud, en 2011. Quel que soit le genre de narration, La Reine des neiges d’Andersen a encore un bel avenir devant elle !

17 images
© Tous droits réservés
© Tous droits réservés
© Tous droits réservés
Newsletter TV

Recevez chaque jeudi toute l'actualité de vos personnalités et émissions préférées.

OK