La pile à lire de Midam

C’est au détour de l’une de ces activités que l’équipe de Sous couverture l’a happé, afin de lui demander, sur base d’un questionnaire "genre" Proust, quels étaient ses livres préférés. Voici le résultat de cette interview détendue…

Né à Etterbeek et diplômé en illustration de l’Institut Saint-Luc, c’est en 1993 que Midam, Michel Ledent pour l’état civil, a créé le personnage de Kid Paddle qui en est aujourd’hui à son 16e album, Kid N’Roses (Dupuis, 2020).

Kid Paddle a été l’un des héros de la très particulière édition 2021 de la Foire du livre… ce qui permet, aujourd’hui, de revoir notre sympathique dessinateur scénariste via la magie du net : "Dessine un Blörck", "Dessine le petit barbare" et, bien évidemment, "Dessine Kid Paddle" !

 

 

Petit détour par l’enfance… Pour retrouver cette atmosphère, Midam n’hésite pas à relire Les contes de Grimm (BnF Editions, 2017). Pour lui, c’est une véritable madeleine de Proust (justement !), reviennent alors à son esprit des images de son enfance, des odeurs, des goûters. Ô, temps béni…

 

 

Dans le genre, il y a aussi Le Petit Prince, d’Antoine de SAINT-EXUPERY, l’édition illustrée par l’auteur, et pourquoi pas, en pop-up ! (Gallimard, 2015). S’il devait offrir un livre à un dictateur, ce serait bien celui-là, d’ailleurs, la lecture de ce chef-d’œuvre devrait être obligatoire pour tout le monde ! L’ouvrage peut paraître mièvre, mais il y a tellement de messages cachés, extrêmement profonds et si bien articulés.

 

 

Dans Le développement (im) personnel (L’Observatoire, 2019), Julia de FUNÈS éclaire sur les dangers de ces gourous qui pullulent un peu partout sur la planète, se cachant derrière des pseudo-titres de pseudo-thérapeutes. La philosophe qu’est la petite-fille de Louis explique combien il est facile de manipuler le cerveau humain, malsain tout ça… faudrait un accessit à la profession pour éviter les dégâts !

 

 

Essai bien passionnant que Mainstream, de Frédéric MARTEL (Flammarion, 2020). L’auteur y explique comment réaliser un livre qui plaise à tout le monde ; pour cela, il est parti aux Etats-Unis, étudier le phénomène "coast-to-coast", " de côte-à-côte ". De l’autre côté de l’Atlantique, d’un rivage à l’autre, tout le monde aime les mêmes livres ! Passionnant.

 

 

Côté "sentiments", voici quelques ouvrages parmi les préférés de Midam. D’abord le côté… érotique ? Loin d’être un aficionado du genre, il s’est déjà laissé surprendre à rougir à certains passages de ses lectures. Ainsi est est-il avec Un homme, de Philip ROTH (Folio, 2009). L’histoire, c’est une chose, mais la scène dans la voiture... "Je ne vous dis que ça !"

 

 

À un autre registre, Soie, d’Alessandro BARICCO (Folio, 2001), lui a tiré les larmes des yeux, il l’a lu en à peine 1h30, l’un de ses plus grands chocs littéraires, un livre qui apporte une émotion intense. Le " twist " final des aventures de cet homme qui tombe amoureux d’une Chinoise est absolument génial ! C’est LE livre à recommander.

 

 

Dans Monsieur Lambert et L’ascension sociale de Monsieur Lambert (Denoël, 2006), SEMPÉ raconte la vie des petites gens. Dans ces histoires, tout est petit : " le petit Paris ", " le petit menu "… Un livre à la fois extrêmement mesquin mais aussi tellement touchant.

 

Midam et l’humour, parfois (souvent ?) caustique, c’est une grande histoire. Parmi les livres qui le font rire, sans oublier de réfléchir, il y a Calvin et Hobbes de Bill WATTERSON (Hors Collection, 1991-2005), 24 albums des aventures d’un enfant et de son tigre en peluche… sarcastique ! Derrière l’humour, c’est plein de sérénité, de méditation et de réflexions sur la vie.

 

 

Quand on demande à Midam quel livre il conseillerait d’offrir à quelqu’un qui n’a pas d’intérêt pour la lecture, il sourit et dit " Tous les jours, je reçois des messages où l’on me dit ‘’Mon fils n’aime pas lire mais grâce à vous, il lit, il lit votre série Game over’’, mais dans Game over (19 tomes, 2004-2020), il n’y a pas un seul texte ! " Pourquoi pas, du moment qu’ensuite il embraye sur Kid Paddle !

 

 

Certaines lectures ont parfois entraîné Midam à rêver d’être une autre personne. Il aurait voulu ressembler à Guillaume de Baskerville, dans Le Nom de la rose, de Umberto Eco (Le Livre de Poche, 2002) : un homme intelligent, beau, fort, un personnage véritablement séduisant. Il a aussi aimé le personnage de Carrie, de Stephen King (Le Livre de Poche, 2010) ; cette adolescente, victime dans un premier temps, soumise à des injustices impossibles, qui se révolte ensuite avec des pouvoirs surnaturels… Vraiment, Midam aurait bien aimé être Carrie !

Et pour d’autres recommandations littéraires, ne manquez pas son interview :

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