La pile à lire d’Adeline Dieudonné

L’auteure bruxelloise Adeline Dieudonné est aussi comédienne ! C’est La Vraie vie (L’Iconoclaste, 2018) qui a révélé l’auteure au grand public avec un succès fulgurant. Elle a également contribué à L’injuste destin du pangolin (Renaissance du Livre, 2020) mais Adeline, ce sont aussi des nouvelles, Seule dans le noir (Lamiroy, 2017), Amarula, parue dans "Pousse-Café" en 2018, Chelly (Lamiroy, 2018) ou Le Ventre idéal (Lamiroy, 2018). Elle écrit même des livres pour enfants, comme Baïla, la petite louve (Michel Lafont, 2021).

 

Adeline Dieudonné, une auteure qui monte… En avril dernier, elle présentait son dernier roman, Kérozène (L’Iconoclaste, 2021) dans Sous Couverture. Elle était aussi présente à la Foire du Livre de Bruxelles, où elle participait à un Flirt Flamand, en compagnie de Peter Terrin, à revoir juste ici, et à une étonnante rencontre avec Victoire Tuaillon dans un club échangiste à découvrir juste là !

Adeline n’a pas froid aux yeux, elle se confesse d’ailleurs régulièrement au micro de La Première, dans Entrez sans frapper, alors, elle n’a pas hésité à se confier à Sous Couverture, toujours dans le cadre de la Foire du livre, pour vous offrir un choix de ses livres préférés ! En voici une première fournée, en commençant par les classiques, à lire ou à relire !

 

 

Avec L’Assommoir, d’Emile Zola (Pocket, 2010), elle était comme tous les ados, elle pensait que Zola, c’était ennuyeux ; elle a été obligée de le lire en classe, elle y est entrée avec des pieds de plomb… et elle a ADORÉ ! Elle a découvert toute la magie de l'auteur.

 

 

 

Le Rouge et le Noir, de Stendhal (Pocket, 2009), l’a fait rougir (fatalement !), voire plus, car ce qui trouble particulièrement Adeline, ce sont les situations, comme dans ce roman où des mains se frôlent, un récit plein d’ambiguïté que cette histoire d’amour entre Julien Sorel et Madame de Rênal, sans compter un incroyable érotisme.

 

 

 

Lire Le comte de Monte-Cristo, d’Alexandre Dumas (Folio, 2020), lui a donné l’envie d’être un homme, submergée par la puissance du personnage d’Edmond Dantès, un gars qui prend son destin en main, qui décide de régler ses comptes.

Adeline Dieudonné est, semble-t-il, fascinée par Stephen King, voici quelques-uns de ses titres préférés :

Running Man (Le Livre de Poche, 2005) est un livre à offrir à quelqu’un à qui on souhaite donner l’intérêt pour la lecture : un roman court dans lequel on entre directement dans le feu de l’action et ce, dès la première page. Obligé d’aller jusqu’au bout !

Jessie (Albin Michel, 1993) est une femme à laquelle Adeline aimerait ressembler… bien qu’elle ne sache pas pourquoi ! À la suite d’un jeu sexuel dans un chalet au milieu de nulle part, aux Etats-Unis, Jessie se retrouve menottée à un lit, seule. Un livre sur l’introspection et le courage, une héroïne bouleversante de banalité mais aussi de force.

Quant à Ça (Le Livre de Poche, 2002), voici bien un livre qu’Adeline n’ose pas lire la nuit !

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Changement de registre, ou presque, quelques titres pour s’émouvoir, pleurer parfois, mais aussi espérer…

 

 

Édité en 1995, J’accuse l’économie triomphante, d’Albert Jacquard (Le Livre de Poche, 2000) n’a, malheureusement, pas pris une ride. Le biologiste, généticien, ingénieur et essayiste français y explique comment l’économie, voire l’économisme, détruit le tissu social, détruit l’écologie, détruit tout ! Il est impératif de dépasser cet état de fait ! Mais on n’y est toujours pas, c’est alarmant. Un livre qui donne envie de monter au créneau, de se rebeller.

 

 

L’aveuglement, de José Saramago (Points, 2008), un roman qui transforme les yeux en rivières ! Une pandémie de cécité ravage la planète. L’armée tente d’enrayer le mal en enfermant les gens qui en sont atteints, et pourtant, le mal continue à se répandre… L’auteur évoque les camps de concentration, la manière dont les gens se conduisent vis-à-vis des autres. Un livre magnifique qui a beaucoup fait pleurer Adeline.

 

Et si notre civilisation s’effondrait ? Non pas dans plusieurs siècles, mais de notre vivant. C’est ce qu’expliquent Pablo Servigne et Raphaël Stevens dans Comment tout peut s’effondrer (Seuil, 2015). Cet essai traite de collapsologie, cette science qui étudie la forte possibilité de voir s’écrouler notre société, à tous niveaux : politique, social, financier, écologique. Angoissant, certes, mais, si l’on s’y prépare, il y aura aussi de nombreux aspects positifs à ce cataclysme. En résumé, un livre qui aide à retrouver une certaine, sinon une véritable sérénité.

 

 

 

En attendant Bojangles, d’Olivier Bourdeaut (Folio, 2017), est le récit de folie d’une mère. Une histoire plutôt grave, vue à travers les yeux d’un gamin d’une dizaine d’années. Au final, un roman plein de fantaisie, de magie même, quelque chose entre Boris Vian et Alexandre Jardin, un livre qui rend le sourire si on l’a perdu…

Et pour terminer… Quelques autres recommandations :

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