Frédéric Begbeider et Tina Modotti pour une sélection de romans hétéroclite

Couvertures de "Moi, Tina Modotti, heureuse parce que libre' (Gérard de Cortanze) et de "L’homme qui pleure de rire" (Frédéric Begbeider)
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Couvertures de "Moi, Tina Modotti, heureuse parce que libre' (Gérard de Cortanze) et de "L’homme qui pleure de rire" (Frédéric Begbeider) - © Tous droits réservés

Entre rires et surprises, voici une sélection qui ne laissera pas vos émotions indifférentes.

L’homme qui pleure de rire de Frédéric Begbeider aux éditions Grasset

Il était l’un des livres les plus attendus de l’année en francophonie. Pas de titre, mais un gros emoji souriant apposé sur la couverture. Frédéric Begbeider revient avec L’homme qui pleure de rire, roman qui clôt sa trilogie commencée avec 99 francs en 2000. Il y raconte l’histoire d’Octave Parango, son alter ego, chroniqueur sur France Public aux côtés d’autres journalistes bien connus des médias. Un matin, encore éméché de la veille, il débarque à l’antenne et improvise un billet face à ses collègues atterrés. La goutte fait déborder le vase et Octave Parango se voit remercié.

Frédéric Begbeider jongle habillement entre fiction et réel. Au-delà de l’humour, l’écrivain français décrit des scènes cocasses de façon poignante. Begbeider ose écrire un roman partant de sa propre expérience et raconte notre faculté à nous réfugier dans une franche rigolade alors que le monde n’est pas si drôle…

Moi, Tina Modotti, heureuse parce que libre de Gérard de Cortanze aux éditions Albin Michel

Gérard de Cortanze raconte la vie complètement folle de Tina Modotti, photographe et militante. Après une enfance dans une famille extrêmement pauvre en Italie, elle part à 17 ans direction San Francisco. Sans un sou en poche, elle met 45 jours à atteindre sa destination. Naturellement très débrouillarde, elle se démène pour devenir actrice de cinéma muet et comédienne. Animée par l’envie d’arpenter le monde, Tina Modotti quitte une nouvelle fois tout pour s’installer au Mexique avant de partir couvrir la guerre civile espagnole. Également espionne du parti communiste, elle est de tous les coups.

On pourrait penser que Gérard de Cortanze exagère tellement la vie de cette militante est digne d’un film. Mais il n’en est rien. Tout est vigoureusement vrai et c’est ce qui donne à ce roman toute sa magie. Le parcours intense d’une femme qui voulait juste être libre.

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