Eric-Emmanuel Schmitt, l'homme sensible

Thierry Bellefroid en compagnie de l'auteur de la semaine Éric-Emmanuel Schmitt.
Thierry Bellefroid en compagnie de l'auteur de la semaine Éric-Emmanuel Schmitt. - © Tous droits réservés

Sous Couverture, le nouveau magazine littéraire de La Trois accueille Eric-Emmanuel Schmitt pour son tout premier numéro. Du glamour, de l’intime, des propositions de lecture et un zeste de musique au menu.

C’est dans le cadre très glamour de la Suite Présidentielle de l’hôtel Métropole, à Bruxelles, que Thierry Bellefroid accueille Eric-Emmanuel Schmitt. Auteur de théâtre, de nouvelles et de romans, traduit dans de nombreux pays, ce sensible à la face de boxeur découvrira les objets disséminés par Thierry Bellefroid pour lui faire évoquer son parcours, ses racines, ses valeurs. Chacun d’entre eux est l’occasion, pour ce conteur né, de se lancer dans une petite nouvelle, parfois même un conte. Mais la vie d’un hôtel est aussi rythmée par les visites du personnel. En guise de room-service, Eric-Emmanuel Schmitt se verra apporter des conseils de lecture éclairés. Ceux de Marie Vancutsem et de Lucile Poulain, en l’occurrence. Après quoi, il sera temps d’aborder avec lui son dernier livre, Journal d’un amour perdu (Albin Michel), qui propose de partager avec le lecteur le lent et difficile cheminement du deuil de la mère. Après l’avoir confronté à la question inattendue d’un proche, Thierry Bellefroid s’installera au bord du piano de l’hôtel et écoutera Eric-Emmanuel Schmitt lui jouer un air de Gounod.

Journal ou roman ?

Eric-Emmanuel Schmitt se livre. Ce n’est pas la première fois. Depuis plusieurs années, il a entamé un cycle de livres plus autobiographiques, dans lesquels il dévoile notamment sa passion pour la musique ou son rapport à la spiritualité. Mais cette fois, il place le curseur un cran plus loin. Dans Journal d’un amour perdu (Albin Michel), EES – comme l’appelait sa mère lorsqu’elle parlait de l’écrivain et non du fils – se met à nu. Partant du décès de celle qui l’a mis au monde, il tient durant deux ans un journal de la vie sans elle, parcouru de pensées sur la vie et sur la mort, écoutant au plus près ce que dit la perte de l’être qui vous a fait. Un roman positif, rédempteur même. Un roman vrai, dans lequel Eric-Emmanuel se montre plus intime avec le lecteur qu’il ne l’a jamais été.

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