D'autres visions de la mort

D'autres visions de la mort
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D'autres visions de la mort - © Tous droits réservés

Thierry Bellefroid verse dans le sérieux. D’un côté, l’œuvre d’un graveur qui a révolutionné l’image de la mort, de l’autre, des parents qui témoignent pour que leur fils vive pour toujours.

POSADA, GÉNIE DE LA GRAVURE, de Laetitia BIANCHI, aux éditions de l’Association

A travers cette monographie, l’auteure et dessinatrice franco-mexicaine Laetitia Bianchi rend hommage au dessinateur et graveur mexicain José Guadalupe Posada, né en 1852 et décédé en 1913. S’il a été méconnu à son époque, Posada est aujourd’hui universellement reconnu.

Diego Rivera disait de Posada qu’il était " aussi grand que Goya ". L’artiste a révélé les squelettes qui font partie intégrante de la culture mexicaine. Des squelettes qui dansent, rient, chantent et boivent, interprétations toutes différentes de la conception de la mort de celle que nous connaissons. Ces " calaveras " de Posada sont d’une force rarissime qui a permis à l’artiste de révolutionner l’image de la mort dans l’art.

La monographie reprend quelque 400 images dont la qualité de reproduction permet de discerner la finesse du travail de l’artiste, accompagnées de notices qui mettent l’œuvre en perspective avec le contexte de son époque, le début du XXe siècle, et reprenant les résultats des plus récentes recherches sur Posada, un homme à la vie humble et discrète.

UN ENFANT, de Patricia VERGAUWEN et Francis VAN de WOESTYNE, aux éditions Grasset

Le 4 novembre 2016, Victor, 13 ans, tombe du toit de la maison de ses parents, Patricia Vergauwen et Francis Van de Woestyne. Il mourra devant les yeux de sa mère, médecin, impuissante. Victor avait aussi trois sœurs et un frère, ce tragique accident a marqué chaque membre de la famille à jamais.

Un enfant est un livre de rédemption pour le couple qui y relate, minute par minute, les moments difficiles que des parents traversent lorsqu’un enfant meurt. De façon digne, les auteurs disent l’indicible avec passion. Ils expriment leur colère, leur impuissance face au destin. Ils parlent du déni mais surtout du manque, du deuil qui ne finit jamais.

Un enfant, c’est un livre poignant mais aussi un livre d’espoir, un livre d’une déchirante vérité où demeure présent Victor. Ce livre terrible constitue un véritable travail de courage qui rend à Patricia Vergauwen et Francis Van de Woestyne l’envie de vivre, pour eux mais aussi pour le souvenir de Victor. Un livre qui doit être lu.

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