Avec Marie, on ne va pas rire !

Avec Marie, on ne va pas rire !
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De Lucy Barton à la famille d’Aurélien, des histoires d’amour, de violence, de difficultés… Des histoires simplement humaines mais souvent tragiques.

JE M’APPELLE LUCY BARTON, d’Elizabeth STROUT, Le Livre de Poche

Ce roman est-il une fiction ou une réalité ? Dans Je m’appelle Lucy Barton, la narratrice, Lucy, revient sur une période de sa vie où, hospitalisée à New- York pour une appendicite, elle ne reçoit aucune visite, ni son mari, ni ses filles.

Un jour, elle va avoir une surprise, de taille : sa mère, avec qui elle n’avait plus de contact, a pris l’avion pour venir la voir ! La chambre d’hôpital devient alors le réceptacle de la reconstruction d’une intimité entre mère et fille qui évoque tant de souvenirs de leur petite ville de l’Illinois. Pendant des années, la famille a vécu dans un garage, par manque de moyen, par pauvreté. Il y avait aussi la honte d’être démunis, pour se réchauffer, Lucy retournait à l’école. Il y avait encore la faim, la rudesse du père, la solitude. Et puis, Lucy recevra une bourse pour aller étudier à New-York. Elle y demeurera. Lucy évoquera aussi son mariage, ses débuts de romancière dans la ville qui ne dort jamais.

Je m’appelle Lucy Barton, c’est toute une existence qui revient à la surface, c’est une histoire de la pauvreté, pauvreté tout court mais aussi pauvreté humaine. C’est également une belle confrontation, celle de la relation entre une mère et sa fille.

TRANCHER, d’Amélie CORDONNIER, chez J’ai lu

Trancher, c’est une narration tout en " tu ", étrange, déconcertante, particulière. Trancher, C’est le lent processus de la destruction d’une famille.

Un dimanche matin, à Cabourg, dans la cuisine de la maison héritée de la grand-mère d’Aurélien. Romane dessine, Vadim peine sur son travail de lycéen. La mère des deux enfants lit un roman. Aurélien, le père, le mari arrive, il a une mauvaise tête. Il branche la musique, à fond. La mère explique qu’on ne peut pas travailler dans un tel bruit… Et là, subitement, comme des couteaux bien aiguisés, la réponse d’Aurélien est tranchante : " Je suis chez moi, quand même, alors ferme ta gueule une bonne fois pour toutes, connasse, si tu ne veux pas que je te réduise en miettes. "

Elle pensait que tout ça, c’était derrière eux. " Ça ", c’est cette violence verbale dont Aurélien a souffert. Ils en étaient même arrivés à se séparer. Aurélien s’était soigné et il était revenu… Pourra-t-elle à nouveau supporter " ça " ? Bientôt, elle aura 40 ans. Elle doit trouver la réponse avant son anniversaire.

Dans Trancher, Amélie Cordonnier use d’une écriture limpide, qui coule comme un ruisseau, pour décrire cette femme dans la tourmente, une femme dont l’amour pour son homme est ravagé par les mots.

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