10 autres livres qui vous feront oublier les séries TV

Les coups de cœur de la librairie "Le Point-virgule" à Arlon

Sourire, disponibilité, conseil, service à la clientèle et passion, tels sont les maîtres-mots que l’on pourrait trouver au frontispice de la librairie "Le Point-virgule"… Un nom original pour une véritable institution implantée depuis bien longtemps en plein cœur d’Arlon, une ville qui partage, avec Tournai et Tongres, le titre de plus ancienne ville de Belgique.

C’est en 1998 que le passionné de littérature qu’est Michel Pioge décide de quitter le milieu bancaire qui était alors le sien. C’est décidé, adieu chiffres et comptes divers, il va reprendre une librairie qui existe déjà, Le Point-virgule. Et pour être certain de réussir, il va aller chercher une ex-collègue, Rita Collin… Et vogue la galère, que l’aventure commence !

En fait d’aventure, il est rapidement clair pour nos deux capitaines que les chiffres et les livres, ce sont deux choses clairement distinctes ! Peu importe. Derrière Le Point-virgule, il y a une passion commune, une passion qui, bien qu’évidente, va croître encore, et encore ! Quelques temps de mise au point, quelques rectifications de cap et, comme le disent Michel et Rita : "le navire vogue en eaux claires !". Plus de vingt ans après, la passion habite toujours les deux amis de la même intensité.

Voici un avis parmi d’autres, au sujet de cette librairie arlonaise : "Bien que très petite, cette librairie permet de commander beaucoup d'ouvrages ce qui n'est pas toujours le cas ailleurs et la commande est très rapide. Les propriétaires sont là pour vous conseiller et sont très sympathiques ce qui rend la librairie assez "familiale". Au sous-sol, vous trouverez également pas mal de B.D. et de livres pour enfants." On ne peut imaginer meilleure description ! Le rez-de-chaussée est en effet consacré aux romans, aux essais, aux beaux livres… à la littérature en générale, tandis que le faux sous-sol, agréable et lumineux, est réservé aux B.D. et aux livres jeunesse.

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© Tous droits réservés
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Rita et Michel ne se considèrent pas comme des marchands de livres, mais bel et bien comme des mordus de littérature dont le bonheur est de transmettre une passion ! Un client qui revient et leur dit "Vous m’avez bien conseillé", c’est leur plus belle récompense !

Si vous passez un jour par la capitale de la province de Luxembourg, n’hésitez pas à aller faire un petit signe à nos deux libraires ! En attendant, voici ce qu’ils vous conseillent pour oublier les série télé !

« Les fleurs de l’ombre » de Tatiana de ROSNAY, Robert Laffont-Héloïse d’Ormesson, 2020

Une résidence pour artistes flambant neuve. Un appartement ultramoderne, au 8ème étage, avec vue sur tout Paris. Un rêve pour une romancière en quête de tranquillité. Rêve, ou cauchemar ? Depuis qu’elle a emménagé, Clarissa Katsef éprouve un malaise diffus, le sentiment d’être observée. Et le doute s’immisce. Qui se cache derrière CASA ? Clarissa a-t-elle raison de se méfier ou cède-t-elle à la paranoïa, victime d’une imagination trop fertile ? Fidèle à ses thèmes de prédilection – l’empreinte des lieux, le poids des secrets –, Tatiana de Rosnay tisse une intrigue au suspense diabolique pour explorer les menaces qui pèsent sur ce bien si précieux, notre intimité.

« La disparue de l’île Monsin » d'Armel JOB, Robert Laffont, 2020

Hiver 2011. Deux petites filles se noient dans la Meuse. La plus jeune est tombée à l’eau et sa sœur, qui pourtant ne savait pas nager, a tenté de la sauver. Quelques jours plus tard, un pompier de Liège perd la vie en cherchant les corps.
Liège, le 25 janvier 2012. En pleine tempête de neige, Jordan Nowak, loueur de pianos, aborde le pont-barrage de l’île Monsin. Dans ses phares, soudain, une silhouette penchée sur le parapet. Jordan découvre une jeune femme hagarde qu’il emmène à son hôtel. Là, Éva lui confie qu’elle allait se jeter à l’eau. Le lendemain matin, elle s’est volatilisée. Que s’est-il passé ? Quel est le lien entre le fait divers terrible de l’hiver 2011 et cette disparition mystérieuse ? Chargé de l’enquête, le jeune inspecteur Lipsky y voit l’occasion rêvée de faire avancer sa carrière. Mais sa précipitation et son inexpérience vont entraîner toutes les personnes impliquées dans un tourbillon dévastateur révélant, comme toujours chez Armel Job, la vérité de l’âme derrière ce que chacun croit être et donne à voir.

« Sans destination finale » de Michel CLAISSE, Genèse, 2019

Monica Berthier avait 29 ans lorsqu'un camion a percuté la voiture familiale sur la route des vacances. Son mari et son fils furent tués sur le coup. Malgré l'affection des amis et de sa vieille tante préférée, Eléonore, Monica sombra dans l'alcool. Ne supportant plus sa maison, elle vida ce qui restait sur son compte, bourra une valise de vêtements et claqua la porte en laissant les clés à l'intérieur. Trois mois plus tard, elle dormait dans la rue. Mendier pour boire, éviter le Samu social et les voleurs, s'endormir avant que le froid ne pénètre son corps, sont devenus la préoccupation de cette brillante professeur de Lettres…

Un jour de printemps, la police l'arrête. Sa tante Eléonore à qui elle rendait visite parfois pour se faire aider, a été cambriolée et assassinée. Très vite, la famille la désigne comme coupable. Sur Monica, les enquêteurs trouvent une chaîne en or qui fait partie du butin. On trouve ses empreintes dans l'appartement et son ADN sur l'arme du crime. Monica quitte la rue pour la prison. L'engrenage judiciaire se met en marche…

« Les frémissements du silence » de Dominique ZACHARY, Kiwi, 2020

A priori, ces deux-là n’auraient jamais dû se rencontrer. Déjà pour une question de rythme et de volume de voix. Alex Pergaux, chef d’entreprise, 58 ans, revêche et autocentré, parle vite, parle fort, ne vise que la rentabilité. Françoise, infirmière, 39 ans, peintre à ses heures, discrète et mystérieuse, parle lentement, d’une voix douce, ne vise que l’humanité. Et pourtant leurs chemins vont se croiser. Alex voit ses plans bouleversés lorsqu’on le prévient que sa mère se meurt en soins palliatifs. Il découvre dans cet endroit des valeurs qui le bouleversent : aux frontières de la mort, les équipes soignantes rient et protègent leurs patients. Françoise l’observe et le déstabilise, au risque de faire vaciller Alex. Il va d’abord devoir apprendre à parler moins fort, puis à parler moins, jusqu’à ne plus parler du tout. Il devra ensuite apprendre à écouter. À apprivoiser le silence. Et ça fait peur, le silence, surtout quand on n’y est pas habitué… 

Une quête de soi bouleversante qui va réunir ces deux antipodes, du service des soins palliatifs en Lorraine jusqu’aux confins

« Changer l’eau des fleurs » de Valérie PERRIN, Livre de poche, 2019

Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués viennent se confier et se réchauffer dans sa loge. Avec la petite équipe de fossoyeurs et le jeune curé, elle forme une famille décalée. Mais quels événements ont mené Violette dans cet univers où le tragique et le cocasse s’entremêlent. Un nouvel hymne au merveilleux des choses simples.

« Et les vivants autour » de Barbara ABEL, Belfond, 2020

Cela fait quatre ans que la vie de la famille Mercier est en suspens. Quatre ans que l’existence de chacun ne tourne plus qu’autour du corps de Jeanne, vingt-neuf ans. Un corps allongé sur un lit d’hôpital, qui ne donne aucun signe de vie, mais qui est néanmoins bien vivant. Les médecins appellent cela un coma, un état d’éveil non-répondant et préconisent, depuis plusieurs mois déjà, l’arrêt des soins. C’est pourquoi, lorsque le professeur Goossens convoque les parents et l’époux de Jeanne pour un entretien, tous redoutent ce qu’ils vont entendre. Ils sont pourtant bien loin d’imaginer ce qui les attend. L’impensable est arrivé. Le dilemme auquel ils sont confrontés est totalement insensé et la famille de Jeanne, en apparence si soudée, commence à se déchirer autour du corps de la jeune femme…

« Toute la violence des hommes » de Paul COLIZE, Hervé Chopin, 2020

Qui est Nikola Stankovic ? Un graffeur de génie, assurant des performances insensées, la nuit, sur les lieux les plus improbables de la capitale belge, pour la seule gloire de l’adrénaline ? Un peintre virtuose qui sème des messages profonds et cryptés dans ses fresques ultra-violentes ? Un meurtrier ? Un fou ? Nikola est la dernière personne à avoir vu vivante une jeune femme criblée de coups de couteau dans son appartement. La police retrouve des croquis de la scène de crime dans son atelier. Arrêté, interrogé, incarcéré puis confié à une expertise psychiatrique, Niko nie en bloc et ne sort de son mutisme que pour répéter une seule phrase : "C’est pas moi". Entre Bruxelles et Vukovar, Paul Colize recompose l’Histoire. Au-delà de l’enquête, c’est dans les replis les plus noirs de la mémoire, à travers les dédales de la psychologie et la subtilité des relations humaines qu’il construit son intrigue.

« Le bal des folles » de Victoria MAS, Albin Michel, 2019

Chaque année, à la mi-carême, se tient un très étrange Bal des Folles.  Le temps d’une soirée, le Tout-Paris s’encanaille sur des airs de valse et de polka en compagnie de femmes déguisées en colombines, gitanes, zouaves et autres mousquetaires. Réparti sur deux salles, d’un côté les idiotes et les épileptiques ; de l’autre les hystériques, les folles et les maniaques. Ce bal est en réalité l’une des dernières expérimentations de Charcot, désireux de faire des malades de la Salpêtrière des femmes comme les autres. Parmi elles, Eugénie, Louise et Geneviève, dont Victoria Mas retrace le parcours heurté, dans ce premier roman qui met à nu la condition féminine au XIXe siècle.

« Mécanique de la chute » de Seth GREENLAND, Liana Lévi, 2020

Un empire financier bâti sur deux générations suffit-il à mettre les descendants à l’abri des tracas de la vie ? Apparemment non car Jay Gladstone, l’héritier flamboyant de cette fortune, est assailli par les mêmes tracas que le commun des mortels : épouse exigeante, progéniture insupportable, obligations familiales, contraintes sociales. Également propriétaire d’une équipe de basket, Jay doit aussi compter avec les coûteux caprices des joueurs, noirs pour la plupart, dont la super star Dag. Nous sommes en 2012 et Obama fait campagne pour un second mandat, mais cela n’apaise pas pour autant les conflits raciaux. Il suffit qu’un Blanc tue accidentellement un Noir et le pays s’embrase. La machine médiatique se met alors en route, le politiquement correct emplit les colonnes des journaux, les procureurs en mal de notoriété se retroussent les manches, les fake news envahissent les réseaux sociaux. La mécanique de la chute est désormais enclenchée. Un grand roman sur les embûches de notre temps et ses dangereuses dérives.

« La chute » de Jared MURALT, Futuropolis, 2020

Dans une futur proche, le monde est en crise. Sans pour autant rejoindre le clan des " Alarmistes ", essayant de vivre le plus normalement possible, Liam voit son quotidien bousculer. Le virus de la grippe emporte son épouse infirmière. Il va devoir affronter seul avec ses deux enfants, Sophia et Max, ce monde en chute libre. La violence s’installe peu à peu à Berne, provoquant des hordes de pillards et, en retour, des répressions policières. La ville est peu à peu désertée, Liam aura-t-il d’autre choix que de la quitter à son tour ?

 

Belle découverte !

 

Librairie Le Point-virgule – Grand-Place, 21 – 6700 Arlon

Remerciements au Royal Office du Tourisme d’Arlon

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