Le cinéma italien à l'honneur dans "Retour aux sources"

Quand le cinéma devient-il une arme ? Où s’arrête-t-il ? Et où commence la propagande ? Elodie de Sélys nous plonge au cœur de l’histoire belgo-italienne avec une soirée consacrée au cinéma dans la propagande. A travers 2 documentaires et un débat, Elodie de Sélys fait le point sur la question avec ses invités en plateau.   

Comment le cinéma italien est-il passé sous la coupe du " Duce " ? Le cinéma de Mussolini a-t-il eu un impact en-dehors de l’Italie ? L’Italie était-elle la seule à utiliser la fiction pour faire passer des messages de propagande ? Comment le cinéma italien s’est-il reconstruit après la destitution de Mussolini ?

Elodie creusera ces questions en plateau avec Claudio Pazienza (immigré italien, cinéaste et enseignant à l’IAD) et Veronica Granata (politologue et Dr en histoire (ULiège) dont le grand-oncle était producteur à Cinecitta dans les années 60).

Une soirée "Retour aux sources" à ne pas manquer ce samedi 05 juin à 21h00 sur la Trois et sur Auvio.

Cet épisode sera également disponible en replay sur Auvio jusqu'au 5 juillet.

Cinecittà, de Mussolini à la Dolce Vita de Emmanuelle Nobecourt co-écrit avec Jeanne Burel

Mythique cité du cinéma italien, souvent appelée " La fabbrica dei sogni " (La fabrique des rêves), Cinecittà se situe dans un quartier populaire du sud-est de Rome. Westerns, films antiques, séries télévisées, grosses productions américaines, classiques italiens : les studios ont vu défiler des milliers de films. L'idée de sa naissance émerge en 1930 : le gouvernement italien fasciste sous le joug de Mussolini souhaite industrialiser le cinéma italien afin de concurrencer le succès et le quasi-monopole d'Hollywood. Mais les studios de Cinecittà représentent surtout une importante machine de propagande fasciste.

Déjà s'envole la fleur maigre de Paul Meyer

"Déjà s'envole la fleur maigre" met en scène l'arrivée puis l'installation d'une famille d'immigrants siciliens dans le Borinage, région charbonnière en déclin, le jour où Domenico, ouvrier mineur depuis 17 ans, décide de rentrer au pays. Les premiers débarquent remplis d'espoir, l'ancien quitte la région sans illusions : il sait que les charbonnages sont voués aux fermetures et le pays minier promis à la casse, il pressent que mémoire collective et culture ouvrière sont condamnées à s'éteindre. Ce film, tourné en 1960, provient d'une commande de propagande destinée à illustrer le bien-fondé de la politique belge en matière d'immigration. A l'arrivée, Paul Meyer en a fait un long métrage de fiction, libre et hautement poétique, tourné sans moyens, dans l'invention perpétuelle et l'incertitude du lendemain.

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