« Quand on a que l’enfance » : récit de vie dans un centre pour enfants placés

Ce documentaire nous emmène dans la province de Namur, dans un centre d’accueil où vivent une vingtaine d’enfants placés.  Avec beaucoup de tendresse, il nous raconte le quotidien de ces petits séparés de leurs parents et de l’équipe qui les encadre avec chaleur.

Quand on a que l'enfance un documentaire réalisé par Alain Bertrand à voir dans Regard sur, disponible en replay sur Auvio jusqu'au 20 juin !

De nombreux enfants n’ont pas la chance de vivre dans leurs familles, que ce soit pour des raisons sociologiques, économiques ou autres comme l’alcool, la drogue ou la violence. D'après les dernières statistiques du Service d'Aide à la Jeunesse de la Fédération Wallonie-Bruxelles, plus de 21.000 enfants sont pris en charge dans le cadre d'un danger ou d'une difficulté. Et près de la moitié d’entre eux sont placés en dehors de la cellule familiale, certains en famille d’accueil, d’autres (plus nombreux) résident dans des institutions.

Négligence grave, précarité sociale, précarité financière, on est là-dedans 

Ce documentaire nous emmène dans l’une d’entre elles. Le "Service Résidentiel Général" de Bois de Villers en région namuroise, accueille une vingtaine d’enfants. Les plus jeunes ont à peine 3 ans. Ils ont été placés là soit via un Service d’aide à la jeunesse soit à la suite d’une décision d’un tribunal de la jeunesse. La durée de leur placement est très variable. " Certains restent 10 ans, d’autres six mois " explique le directeur. " Négligence grave, précarité sociale, précarité financière, on est là-dedans " raconte un éducateur. La situation financière impacte durement la vie familiale. La précarité est une cause courante d’un placement. " Les parents sont tellement préoccupés par savoir comment ils vont arriver à payer le gaz pour se chauffer ou acheter à manger, qu’ils ne savent pas mettre leur énergie ailleurs ". Une réalité qui s’est encore accrue avec la crise du Covid et qui risque de toucher d’autres familles, tant on sait que la pauvreté gagne du terrain depuis le début de cette crise.

Je suis toujours impressionné par la capacité de renaissance de ces enfants quand on leur offre un environnement stable

L’empathie et l’absence de jugement sont les maîtres-mots pour l’ensemble de l’équipe par rapport à ces familles qui ne voient plus grandir au quotidien leurs enfants. Le dialogue est indispensable, la transparence vis-à-vis des enfants l'est aussi. " Je suis toujours impressionné par la capacité de renaissance et de renouveau de ces enfants quand on prend soin d’eux et qu’on leur offre un environnement stable " nous explique un éducateur.

Et nous, en regardant ces professionnels encadrer ces enfants, on est impressionné par leur humanité, leur empathie, leur façon de trouver les mots et les gestes adéquats. On est touché de découvrir la vie de cette institution aménagée en un cocon chaleureux. On est touché de voir cette maison pleine de vie, avec, comme dans une famille, les rituels du matin et du soir, les rires et les disputes, les jeux et les devoirs, les câlins et les recadrages. 

En quatre saisons, nous vivons le quotidien de ces enfants et des équipes. Un quotidien thérapeutique pour ces enfants blessés par la dureté de la vie. Production : Scenarii

Ce film sera suivi à 22h du documentaire Destins d'orphelins de Karine Dusfour

Newsletter TV

Recevez chaque jeudi toute l'actualité de vos personnalités et émissions préférées.

OK