Faire du vélo et consommer une barre énergétique saine tout en respectant la nature, c’est possible.

C’est l’idée qui est née dans les têtes d’Evan et de Sam que rien ne prédestinait un jour à se retrouver dans une cuisine industrielle. Sam s’occupe de la relation avec les clients et monitore l’évolution du projet quant à Evan, il gère plutôt le volet marketing. Pour la fabrication des barres, c’est ensemble qu’ils se retroussent les manches.

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Evan Rouard et Sam Fara – Fondateurs de Coup d’barre © Coup d’barre

Ces deux ingénieurs sont aujourd’hui à la tête d’une petite entreprise qui fabrique des barres énergétiques pour les sportifs et principalement à destination des cyclistes. " Ce qui m’a motivé, c’est que j’étais moi-même sportif. Il y a plusieurs années, j’ai démarré le vélo et en augmentant les kilomètres, je me suis rendu compte, que je n’avais pas envie d’avoir continuellement des choses industrielles dans mon corps. Plus je roulais, plus j’en consommais. Dès ce moment, je me suis dit que j’allais essayer de les faire moi-même. Tout a commencé chez moi dans ma cuisine et maintenant, nous les fabriquons dans une cuisine partagée qu’on loue à l’heure " explique Evan Rouard, fondateur de Coup d’barre.

Avant même les premières fabrications, un objectif est très clair pour eux : ne pas utiliser de conservateurs, d’additifs et d’exhausteurs de goûts. Il faut aussi que les ingrédients qui constituent la barre soient issus de producteurs locaux. " Nos barres énergétiques sont faites avec des produits essentiellement bios et certifiés chez Certisys. Elles sont composées de produits sains comme des flocons d’avoine, des cranberries, des noisettes, des amandes, des raisins secs, de la poudre de protéine végan et on essaie d’être locaux. On utilise des flocons d’avoine cultivés en Belgique, le sirop de riz est transformé en Belgique. On ne sait pas tout aller chercher en Belgique, on se fournit également chez nos voisins : la Hollande et la France. Les dattes viennent de plus loin mais on essaie de changer… On essaie petit à petit " poursuit Evan.

Pour les sportifs comme Evan, le terrain de jeu, c’est la nature. Et quand on l’aime, c’est presque insoutenable de voir les déchets joncher les sentiers ou les pistes cyclables. " J’étais assez déçu de voir dans la forêt des plastiques et, c’est encore plus décevant quand il s’agit de plastiques de nutrition sportive. Il y a beaucoup de plastiques pour emballer une barre énergétique, c’est un petit produit et cela se retrouve facilement dans la nature. Les sportifs les font tomber sans s’en rendre compte, soit en courant, soit en faisant du vélo et quand ça tombe, c’est à terre ".

Pour remédier à ce problème, Evan et Sam ont eu l’idée de créer à la fois un emballage compostable mais aussi un emballage qui s’ouvre à une seule main, pratique quand on est en plein effort. " L’emballage est en naturflex, c’est de la pulpe de bois qui est compressée. Cela ressemble à du plastique mais ce n’est pas du tout du plastique et quand on brûle, ça brûle exactement comme du papier. Aujourd’hui, il peut être mis dans un compost industriel mais bientôt, il sera compostable à la maison " poursuit Evan.

Aujourd’hui, les demandes sont en constante évolution et le duo ne compte pas s’arrêter en si bon chemin comme le précise Sam : " Jusqu’à présent, nous avons principalement travaillé avec des magasins de vélo mais doucement, nous allons frapper à d’autres portes pour toucher d’autres sports. On a même été sollicité par la grande distribution et c’est actuellement en réflexion. Aujourd’hui, on est assez confiants parce qu’on a créé le projet sur des principes et des valeurs qui sont justes et qui ne vont pas se démoder. L’écologie on est dans une situation catastrophique, je crois qu’il faut continuer à avancer dans cette voie-là ".

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