Les femmes sont-elles plus frileuses que les hommes ?

On a tous déjà vécu ce genre de scène : à l’occasion d’une réunion, quelqu’un souhaite ouvrir une fenêtre parce qu’il a trop chaud tandis qu’un(e) autre voudrait au contraire la garder fermer parce qu’il/elle frissonne de froid !

Clairement, nous ne sommes pas tous égaux face aux sensations de chaud et de froid. Mais qu’en est-il des différences entre les hommes et les femmes ? On dit souvent que ces dernières sont plus frileuses… Vrai ou faux ?

Température ressentie : des facteurs psychologiques et biologiques

Homme ou femme, le plus important c’est que nous ressentons d’abord tous la température de façon individuelle. D’un point de vue psychologique bien sûr, mais aussi d’un point de vue biologique. Ainsi, plus une personne est active physiquement, plus elle fera travailler ses muscles et fabriquera de la chaleur. Ces personnes habituellement plus mobiles auront donc plus souvent chaud que les autres.

Quant à la grande question : " Les femmes sont-elles plus frileuses que les hommes ? ", il semblerait que ce soit plutôt oui. En tout cas, une étude américaine a démontré que chez les femmes, les organes vitaux avaient une température légèrement supérieure à celle des hommes. En revanche, la température mesurée de leurs extrémités (mains et pieds) était en moyenne un degré et demi moindre que chez les hommes.

Ce qui signifie que chez la femme, la différence entre la température des organes vitaux et celle de ses extrémités serait beaucoup plus importante que chez l’homme, ce qui pourrait expliquer une certaine frilosité féminine.

La testostérone souffle le chaud et le froid

Mais comment expliquer cela ? Des chercheurs ont avancé une hypothèse : la cause pourrait être hormonale, avec une implication notable de la testostérone. Pour la démontrer, ils ont mené une expérience avec des souris. Ils ont conçu un long couloir avec, au sol, des températures différentes, de plus en plus chaudes depuis un point A (le plus froid) jusqu’au point B (le plus chaud). L’idée étant d’examiner à quel endroit du couloir les souris allaient se poser préférentiellement, autrement dit quelle allait être leur zone de confort favorite.  

Ils y ont ensuite placé des souris mâles et des souris femelles pour observer leur comportement. Or ils ont constaté que les souris mâles s’arrêtaient en zone 2-3 degrés plus froide que les souris femelles. Ils ont ensuite injecté de la testostérone chez les souris femelles et cette fois, elles se sont posées aux mêmes températures que les souris mâles. Le taux accru de testostérone pourrait donc jouer dans les sensations de chaud et de froid chez la souris, et par extension, chez l’humain.

Un autre élément est à prendre en compte, c’est le métabolisme : celui des hommes serait plus rapide que celui des femmes. Quand ils ingèrent de la nourriture, ils auraient tendance à brûler plus vite les calories, et donc à se réchauffer plus vite si nécessaire.

Attention cependant : il faut se garder de faire des généralités, car les différences de métabolisme restent évidemment bien plus importantes entre deux individus qu’entre les deux genres.

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