La dyslexie : est-ce dans les yeux ?

La première, menée en France par des physiciens, a voulu démontrer que les personnes dyslexiques se caractérisaient avant tout par une absence d’œil dominant. Tout comme nous possédons une main dominante, c’est le cas aussi pour nos yeux. Selon ces chercheurs, à la lecture d’un texte, l’œil gauche et l’œil droit de la personne dyslexique ayant la même valeur pour le cerveau, ils produiraient une sorte d’effet-miroir qui favoriserait la confusion des différentes lettres, telles que b et d ou p et q, par exemple.

Les conclusions de cette étude sont à prendre avec des pincettes. D’abord parce que les scientifiques qui l’ont menée ont conçu des lampes correctrices de cet effet-miroir qui sont disponibles dans le commerce. Et aussi parce qu’il s’agit d’une pathologie extrêmement complexe qui peut difficilement se résumer à un simple handicap visuel.

Une autre étude, menée chez nous par des chercheurs en neurosciences de l’Université Libre de Bruxelles donne d’autres clés, à travers une expérience sur des enfants. A l’écoute d’une histoire racontée au milieu d’un brouhaha ambiant, certains ont montré plus de difficultés à suivre la voix du conteur parmi toutes les autres : le mécanisme cérébral qui permet d’isoler une voix serait ainsi moins développé chez ceux atteints de dyslexie. Une piste neurologique intéressante à suivre pour prendre en charge ce trouble au plus tôt !

Retrouvez la chronique de Patrice Goldberg sur la dyslexie sur La Première :

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