Du tissu en fil d'araignée ?

Du tissu en fil d’araignée ?
Du tissu en fil d’araignée ? - © Tous droits réservés

Nous avons sans doute déjà tous rêvé de survoler la ville à la manière de Spider-Man, capable de se suspendre à n’importe quelle surface grâce à des jets de toile d’araignée…Si la mutation entre homme et arachnide n’est pas encore à l’ordre du jour, des scientifiques cherchent une solution pour produire à grande échelle ce précieux fil d’araignée, aux propriétés extraordinaires.

En effet, la toile d’araignée est l’un des matériaux naturels les plus miraculeux sur Terre : elle allie une incroyable souplesse à une solidité supérieure à celle de l’acier. Incorporée à un textile, elle pourrait ainsi renouveler complètement la conception des gilets pare-balles, dont le tissu, toujours aussi résistant, serait aussi bien plus flexible. Mais comment fabriquer ce fil d’araignée à grande échelle ? Diverses pistes ont été explorées par les chercheurs. La première consisterait à synthétiser en laboratoire les protéines qui le composent : malheureusement, les scientifiques ne sont pas encore capables de copier parfaitement ce que l’araignée produit naturellement.

D’autres options plus naturelles ont donc été envisagées, telles que la mise sur pied d’un élevage d’araignées dont on pourrait ainsi prélever les fils. Le hic, c’est que les araignées qui produisent le plus de toile sont aussi cannibales, ce qui rend leur cohabitation quelque peu compliquée…

Finalement, la solution est peut-être bien à chercher du côté de notre super-héros et surtout de…l’ADN : une société canadienne a ainsi mis au point un système de recombinaison permettant d’introduire un peu d’ADN d’araignée dans de l’ADN de chèvre ; ces chèvres en quelque sorte mutantes produisent ainsi dans leur lait des protéines de soie d’araignée, qui pourront être récupérées pour tisser des fils. Malheureusement, cette recombinaison a montré peu d’efficacité jusqu’à présent, car les protéines ne se retrouvent pas en quantité suffisante dans le lait de ces mammifères. Les chercheurs se sont donc tournés vers un autre animal qui produit naturellement du fil et dont on pratique l’élevage : le ver à soie. En modifiant le génome du petit insecte, ils sont parvenus à produire avec succès du fil d’araignée. Une production de masse devient ainsi possible, qui pourrait bien révolutionner l’industrie du textile…

Retrouvez la chronique de Patrice Goldberg sur les fils d’araignée dans Soir Première :

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