Le Bourlingueur revient pour un dernier épisode : entretien avec Philippe Lambillon !

Les carnets du Bourlingueur, c’est fini ! L’émission culte de la RTBF qui a fêté ses 30 années d’existence en 2020 reviendra le 17 avril pour un dernier épisode, un peu différent des carnets habituels.

L’idée est de faire vivre le personnage du Bourlingueur autrement, avec un format plus long de 26 minutes. Cet épisode d'"adieu" sera diffusé le 17 avril sur La Une, et pour l’occasion, le Bourlingueur se rend chez les Bushmen, les derniers chasseurs d’Afrique, dans le Désert entre la Namibie et le Botswana. Philippe Lambillon explique que l’idée de cette destination lui est venue du film Les dieux sont tombés sur la tête, où l’arrivée d’une bouteille de Coca-Cola, tombée du ciel et considérée comme un présent des dieux, perturbe la vie d’une tribu isolée de Bushmen du désert du Kalahari.

"J’aimerais que le Bourlingueur ait une nouvelle vie."

Philippe Lambillon explique que dans ce nouveau format, l’idée est de ne plus mettre le Bourlingueur et ses conseils en avant, mais plutôt son aventure complète avec les autochtones, qui sont autant que lui les personnages principaux, et la découverte des tribus qu’il croise, le tout avec humour. Il ajoute : "J’aimerais que le Bourlingueur ait une nouvelle vie, on pourra voir dans cet épisode ce que deviendra la série. Depuis 30 ans, on me dit 'On vous voit trop peu, c’est court !'. Le défi a donc été de rallonger le format et de voir le personnage pendant 26 minutes et que ça tienne la route. Et si ça tient la route, c’est grâce au fait que l’on voit le personnage autrement, les aventures arrivent aussi bien aux gens que je croise qu’à moi."

"Tintin, c’était mon personnage de référence."

À l’occasion de ce nouveau format, Philippe Lambillon revient sur les origines du Bourlingueur et explique que dès ses débuts, il l’imaginait comme un personnage de bande dessinée : "Comme tous les gamins de mon âge, j’ai commencé la BD avec Tintin, donc c’était mon personnage de référence. Je veux pas du tout me comparer, mais j’y voyais des similitudes et je m’en inspirais. Ensuite, les éditions Dupuis m’ont demandé d’adapter les aventures du Bourlingueur en BD. À ce moment-là, pour moi, la boucle était bouclée. Aujourd’hui, ça fait 10 ans que la BD existe et le 4e tome va bientôt sortir."

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Les Carnets du Bourlingueur – Philippe Lambillon © ALEX ORBE

"Au début, j’étais un peu le Ushuaïa du pauvre !"

Il enchaîne sur les débuts de l’émission : "Rester 30 ans à l’antenne en prime pour un programme que je gère, c’était impensable ! Quand j’ai commencé, c’était un peu l’époque Nicolas Hulot. J’avais une caméra et un preneur de son, et on partait un mois à l’aventure en prenant des bus et des transports locaux. J’avais peu de moyens techniques, j’étais un peu le Ushuaïa du pauvre [rires]. On était très cheap, mais c’était l’image que je voulais donner. Je ne pensais que ça n’allait pas durer, mais c’est finalement ce qui a plu aux gens. C’était une émission faite avec très peu de moyens et ça sentait la vérité et la réalité, y’avait aucun artifice. On filmait ce qu’on voyait et je mettais en scène. Les gens ont direct accroché : D’abord en Belgique, puis TV5 Monde est devenu partenaire des Carnets de Bourlingueur après seulement un an. Aujourd’hui, les carnets sont traduits en plein de langues : anglais, espagnol, néerlandais, portugais… C’est d’ailleurs une des premières émissions à avoir été diffusée dans les avions !"

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Les carnets du bourlingueur © Tous droits réservés

"Ce qui m’intéresse, ce sont les zones où j’ai l’impression d’être parmi les premiers."

À propos du choix des destinations pour le Bourlingueur, Philippe Lambillon explique : "J’imagine d’abord les aventures du Bourlingueur, et en fonction des animaux et de la population auxquels je pense, je choisis le pays. Je ne choisis pas le pays en me disant que je vais aller faire telle ou telle chose, c’est en fonction des séquences à y tourner que je le choisis. Au final, l’Afrique est le continent où j’ai tourné le plus. Les Africains sont les meilleurs acteurs, ils ont un sens du jeu incroyable. Par contre, c’est le continent où j’ai attrapé 2 malarias différentes, la bilharziose, j’ai été arrêté par la police, des militaires, et des sorciers qui m’ont lancé des mauvais sorts. Toutes mes anecdotes les plus croustillantes ou pénibles, c’est sur le continent africain, vu qu’on tourne sans permis et sans guide ni accompagnateur. Pour cette nouvelle série, Je me suis mis à la recherche des endroits les plus isolés du monde et pas facilement accessibles. Ce qui m’intéresse, ce sont les zones où les gens ne vont pas et où j’ai l’impression d’être parmi les premiers."

 

Rendez-vous le 17 avril ! En attendant ce dernier épisode spécial, retrouvez Philippe Lambillon dans le Doc du Bourlingueur tous les dimanches soirs sur La Trois et évidemment dans Les Carnets du Bourlingueur sur Auvio !

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