Le réchauffement climatique aura-t-il la peau de l'ours polaire ?

Ours polaire, en voie de disparition ?
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Ours polaire, en voie de disparition ? - © Tous droits réservés

une question que l'on se pose suite à une annonce diffusée par une équipe d'une université canadienne

Une équipe de l‘université d’Alberta au Canada annonce que si aucune mesure n’est prise d’ici à la fin du siècle, l’ensemble de la population de cet animal culte pourrait franchir un " point de non-retour " qui conduira inexorablement à son extinction.

Sur la banquise, " Ursus maritimus, " le colosse à fourrure blanche n’épargne personne et certainement pas le phoque qui constitue sa ressource principale de nourriture. La graisse du mammifère marin, beaucoup plus riche en calories que la viande lui permet de vivre dans les conditions extrêmes du Grand Nord

L’étude suppose que d’ici à 2100, le réchauffement pourrait atteindre 3,5 degrés au pôle, là où de nombreuses prévisions sont beaucoup plus pessimistes. L’extrême nord canadien qui rassemble un quart des quelque 25.000 ours polaires, risque de connaître des périodes de 4 à 5 mois sans glaces et l’épaisseur de la banquise diminuer de manière importante. Ce qui entrainera inexorablement un appauvrissement des réserves de nourriture de l’ours, ses principales proies étant également menacées par le réchauffement et ses conséquences.

Ces conditions pourraient " affamer " 20 % des mâles, indique l’étude. Mais les femelles et les petits souffriront plus encore. En effet, après l’accouplement, au printemps, les femelles s’installent sur la terre ferme, jusqu’à la naissance de leur portée, au printemps suivant. Pendant toute cette période, elles ne s’alimentent pratiquement pas. Que la débâcle survienne trop tôt et elles renonceront à s’accoupler, faute de réserves énergétiques suffisantes. Que le regel intervienne trop tard et elles ne pourront chasser, se nourrir et alimenter les oursons.

La fonte des glaces va ainsi provoquer un morcellement de l’habitat de l’espèce. Par conséquent, les déplacements en milieu fragmenté auront un cout énergétique plus important pour l’espèce qui devra marcher ou nager plus longtemps pour rejoindre son habitat de prédilection.

Ces éléments pourraient provoquer une diminution de la population voire un déclin. On a d’ores et déjà constaté dans la baie d’Hudson un déclin de l’état corporel, du succès de reproduction et de l’abondance des populations d’ours polaires.

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