La réserve d'Oostvaarderplassen

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la nouvelle nature sauvage des Pays-Bas

La province de Flevoland est née de la réunion de 2 polders qui la constituent : le Flevopolder et le Noordoostpolder.

 

(Un polder est une étendue artificielle de terre gagnée sur l’eau)

 

 

 

Ces 2 polders ont été formés grâce à l’assèchement d’une partie du Zuiderzee, un ancien golfe maritime.  Après les inondations de 1916, il a été décidé de gagner des terres destinées à la production agricole.

 

Après la première guerre mondiale, il n’était pas possible d’importer pour résorber la pénurie alimentaire.

Un peu d'histoire

 

En 1932, l’Afsluitdijk est inaugurée.  Cette digue permet de séparer une étendue d’eau de la mer du nord.  Ensuite, il a fallu assécher les terres, selon les techniques des polders.  Des travaux qui ont duré jusqu’en 1968.

 

Il aura fallu plus de 50 ans pour achever ce projet ambitieux et doter les Pays-Bas d’un surplus de terre pouvant être exploitées.

 

La création de la province date de 1986, son nom provient de l’ancien lac Flevo.

Le site

Oostvaarderplassen est une réserve naturelle située en bordure de l’Ijsselmeer, dans la commune de Lelystad, à quelques kilomètres d’Amsterdam.

Le terrain se situe dans le Flevoland.   La réserve naturelle existe depuis 1968 et est actuellement intégrée dans le réseau européen Natura 2000.  Les 5600 ha de terrain ont été consacrés à la conservation de la nature et au développement de la biodiversité.

 

Le site se partage en 2 parties, isolées l’une de l’autre par une clôture. Au nord, l’espace d’eau et de marais avec de vastes roselières présente une physionomie très différente de l’espace situé au sud, constitué quant à lui de vastes zones pâturées.

Les marais abritent une avifaune remarquable, et accueille les oiseaux migrateurs dont le pygargue à queue blanche.

L’autre partie de la réserve est largement occupée par les zones pâturées.

Le secteur sec était à l’origine une pépinière de saules ; dès la première année de la réserve, des centaines de plants se sont développés par mètre carré.  Le développement d’une saulaie dense aurait eu pour conséquence de réduire l’habitat pour les oiseaux aquatiques.  C’est pourquoi, un certain nombre de grands herbivores rustiques ont été introduits afin de maintenir le secteur le plus ouvert possible, tels des chevaux (konik), des bovidés (aurochs) et des cerfs (différentes souches de pays divers).  Les pâturages bénéficient également aux oies cendrées.

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