La Primatologie, un secteur captivant

Primatology Research Group
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Un groupe de recherches actifs dans ce domaine à l'ULiège

Saki, muriqui, aye-aye, galago, tarsier… Avez-vous déjà entendu ces noms ? A l’inverse des grands singes charismatiques tels que le gorille, le bonobo et l’orang-outan, la plupart des espèces de primates restent largement méconnues du grand public. Notre planète compte pourtant plus de 500 espèces de primates actuellement réparties en 79 genres. Après les chiroptères (chauve-souris) et les rongeurs, c’est l’ordre des mammifères comptant le plus d’espèces, présentes naturellement dans près de 90 pays.

S’ils sont très diversifiés, ils sont aussi fortement menacés: plus de 60% des espèces sont classées en danger sur la liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). La raison principale de ce constat tient dans leur dépendance aux forêts tropicales, un écosystème massivement exploité et modifié par l’homme. Dans ce climat de crise, les questions de conservation et de gestion des populations de primates sont devenues indissociables des recherches fondamentales de la primatologie.

A l’Université de Liège , le Groupe de Recherche en Primatologie au sein de l’Unité de recherche SPHERES  en Faculté des Sciences, s’intéresse principalement à ces questions d’éco-éthologie et de socio-écologie des primates en milieu naturel. Les recherches du groupe consacrent une importance croissante à l’étude du comportement des populations de primates au sein d’environnements perturbés, voire totalement anthropisés, c’est-à-dire dominés par les activités humaines.

Historiquement, les recherches du PRG ont porté sur de nombreuses espèces, aussi bien de grands singes: gorilles, chimpanzés, bonobos, gibbons, que de " petits singes " : babouins, macaques, colobes, mangabeys, hurleurs, capucins et tamarins.

Diverses espèces sont au centre des intérêts des chercheurs du PRG, passant d’un tamarin en danger critique d’extinction occupant un habitat hautement fragmenté au Brésil, à une espèce de macaque qui, à l’inverse, se distingue par son extraordinaire degré de tolérance aux environnements urbains. Souvent considérés comme nuisibles, ces macaques font face à des conflits croissants avec les hommes, nécessitant des stratégies de gestion adaptées au cas par cas et dont la finalité est de promouvoir la coexistence et leur viabilité à long terme. Grâce aux collaborations avec des spécialistes d’autres disciplines, les objectifs du groupe consistent à quantifier les réponses des primates sur diverses échelles (physiologiques, comportementales, écologiques et démographiques) et d’évaluer les implications de ces réponses en termes de survie et de plans de gestion pour ces populations.  

A travers l’étude du comportement et de l’écologie des primates, le Groupe de Recherche en Primatologie  s’intéresse de plus en plus à leur conservation et notamment aux arguments soulignant leur importance - par exemple, le rôle des primates dans le maintien et la régénération de l’habitat forestier en tant que disperseurs de graines - et se focalise sur les dynamiques écologiques et sociales caractéristiques des populations de primates commensaux vivant en milieux anthropisés, notamment en Asie. Dans ce cadre, les scientifiques liégeois développent également des projets appliqués de gestion de populations de macaques en conflit avec l’homme et analysent l’efficacité et les impacts des stratégies mises en place.

Le Groupe de Recherche en Primatologie rassemble les membres de l’équipe de primatologie de l’ULiège, l’unité de Biologie du Comportement, et d’autres collaborateurs, membres de l’ULiège  (Faculté de Médecine Vétérinaire) ou d’autres institutions (ULB, UCL, IRScNB, UAntwerp, …). Les projets sont développés grâce à des collaborations établies de longue date avec des institutions internationales telles qu’en Thaïlande, en Indonésie et au Brésil.

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