L'éléphant du désert

désert de Namibie
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désert de Namibie - © Roland Gockel - Roland Gockel

Quelle différence y a-t-il entre un éléphant du désert et un éléphant africain ?

Aucune ! L’éléphant du désert est identique à son frère de la brousse africaine, un Loxodonta africana, à quelques détails près et surtout le fait qu’il ne vit pas dans la brousse : son habitat, c’est le désert…

 

 

 

 

L’idée que l’éléphant du désert soit une sous-espèce est définitivement balayée ! L’animal était autrefois plus répandu en Afrique, dans les lieux arides. Aujourd’hui, les seuls spécimens qui subsistent se trouvent en Namibie et au Mali. Il s’agit d’éléphants africains qui se sont accoutumés aux conditions difficiles du désert.

 

De façon générale, leur morphologie est identique à celle de leurs frères du continent africain, toutefois leur corps apparait plus étriqué, plausible signe d’un moindre apport alimentaire. Ils possèdent quelques autres particularités : leurs pieds sont sensiblement plus larges que ceux des éléphants vivant en brousse, certainement dû à leurs longues marches sur un sol sablonneux qui contribue à évaser leurs coussinets ; leurs jambes sont aussi plus longues.

Concernant la longévité de ces géants, on estime que certains sujets à l'état sauvage ont aujourd'hui entre 40 et 50 ans.  Niveau poids, pour un mâle mature, il faut compter environ 6 tonnes (et 4 m. de haut) tandis que la femelle dépasse à peine les 3000 kilos. Comme les autres éléphants, celui du désert est herbivore et il raffole des jeunes pousses... quand il y en a !  Les éléphants du désert mangent tout ce qu'ils trouvent en végétation : les herbes, les graminées, les arbustes, les arbres, les écorces, les fruits, les graines... Les mâles consommeraient jusqu'à 250 kilos par jour. 

Les éléphants communiquent entre eux de diverses façons : par le toucher, mais aussi par l’odeur et une multitude de sons, en ce y compris des grondements à basse fréquence, inaudibles pour l’homme, qui peuvent être perçus à plusieurs kilomètres !

Avant le conflit angolais, les éléphants du désert migraient historiquement sur des centaines de kilomètres, du fleuve Kunene - constituant la frontière avec l’Angola - jusqu’à la rivière Hoarusib, dans le Damaraland. Le braconnage a mis fin à cette migration spectaculaire. Heureusement, suite à la mise en place de mesures de protection et de conservation, on dénombre depuis peu quelques 600 individus dans la région du fleuve Kunene. Cette région montagneuse et désertique est appréciée par les éléphants car ils y trouvent des buissons de myrrhe qu’ils semblent tout particulièrement apprécier. Un autre groupe habite dans la vallée de la rivière Uniab tandis que plusieurs clans d’éléphants du désert vivent du côté de la rivière Hoarusib et dans la vallée du Hoanib… il semblerait même que l’un ou l’autre groupe migre constamment entre ces deux dernières vallées ! Quoi qu’il en soit, lorsqu’ils se déplacent, c’est de nuit, profitant de la température plus fraîche.

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