Et pourquoi pas des chèvres pour éradiquer les plantes invasives ?

Ne sachant plus comment venir à bout de la Renouée du Japon, une plante qui a envahi le cimetière de Bruxelles à Evere, les services de la Ville ont imaginé de faire appel à des chèvres.

Cela fait presque deux mois qu’elles ont pris leur quartier dans le cimetière. Kaly et Ryme ont passé leurs vacances d’été dans cet espace de quiétude étendu sur près de 4 ares. Elles appartiennent en réalité à la ferme pédagogique Maximilien, située près de la station de métro Yser. Le but de leur séjour est gastronomique : manger un maximum de Renouée du Japon, une plante exotique invasive, qui leur semble particulièrement gouteuse.

5 images
couple de chevres © Tous droits réservés

" C’est un test que nous avons lancé au milieu de l’été, explique Frédéric Bondry, ingénieur agronome au service des Espaces verts et de l’Environnement de Bruxelles. Il nous faudra certainement plusieurs années pour venir à bout de cette plante invasive. Nous ne savons pas encore actuellement combien de temps cela prendra. Ce qui est sûr, c’est que les chèvres en raffolent.

En un mois et demi, elles ont déjà mangé la moitié de la surface envahie. C’est plutôt prometteur, écologique et nécessite peu de frais. Dans quelques semaines, nous devrons tirer un premier bilan et envisager l’avenir. "

5 images
roulotte © Tous droits réservés

Logées dans une roulotte.

Sur place, les chèvres disposent d’un abri, d’eau et de foin en complément alimentaire. Elles se portent bien et sont en sécurité puisque le cimetière est clôturé. En fin de saison, elles regagneront leur ferme d’origine. Seront-elles réembauchées l’an prochain ? Impossible à dire à ce stade. Car en réalité, le cimetière de Bruxelles n’est pas le seul endroit colonisé par la renouée du Japon. La forêt urbaine de Neder-over-Hembeek est également touchée mais dans ce cas-ci, il s’agit d’un espace ouvert, beaucoup plus étendu et moins accessible. Si le relief en pente n’effraie les chèvres, l’étendue des forêts et l’absence de clôtures constituent des problèmes à solutionner.

Quoiqu’il en soit, ces " ouvrières communales " ont permis aux effectifs humains de la Ville de s’atteler à d’autres tâches d’entretien des nombreux espaces verts de la capitale. Si l’expérience se renouvelle, les chèvres devraient revenir dès le printemps prochain, lors de l’apparition des nouvelles pousses, encore plus appétantes semble-t-il que les tiges de fin de saison. Et ces jeunes pousses ne plaisent pas qu’aux chèvres puisqu’elles peuvent être cuisinées en salade ou en potage. (voir ici)

5 images
chevre © Tous droits réservés
renouée © Tous droits réservés

Au fil du temps, les services de la Ville de Bruxelles espèrent venir à bout de la plante en l’affaiblissant un peu plus chaque année. De votre côté, évitez de planter cette espèce dans votre jardin au risque de devoir installer un enclos à proximité de votre parterre après quelques années.

 

Nathalie Papleux

Newsletter TV

Recevez chaque jeudi toute l'actualité de vos personnalités et émissions préférées.

OK