Tulum, paradis de la démesure en terre Maya

À l’est du Mexique, dans les eaux turquoise des Caraïbes, le petit village Maya de Tulum est devenu en quelques années une station balnéaire paradisiaque pour bobos en quête d’authenticité et de luxe différents.

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Une nuit dans un hôtel écologique à 1000 dollars (sans eau ni électricité!), un dîner à 400 dollars, un sac de luxe à 10.000 dollars,... N’est pas hippie chic qui veut! Tulum attire désormais le tourisme de masse : 2 millions de voyageurs y passent chaque année. Ils viennent du monde entier pour faire la fête, entraînant du même coup l’explosion du trafic de drogue contrôlé par les cartels comme dans le reste du Mexique. Ils sont en quête de nouvelles expériences, comme celle du festival électro en pleine jungle avec des DJ’s internationaux, ou celle du chamanisme promettant une renaissance. Et avec une réserve naturelle protégée et reconnue par l’Unesco, la possibilité d’aller plonger avec les dauphins.

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Et la culture Maya ?

L’histoire de cette civilisation est assez anecdotique pour les touristes mais ils passent tout de même par le site de Tulum qui regroupe 5 temples principaux, les vestiges d’une cité fondée au VIe siècle, dédiée au culte des dieux Mayas. Cette civilisation est l’une des plus anciennes d’Amérique. Mais à Tulum, c’est surtout le cadre naturel du site avec vue imprenable sur l’océan qui attire les voyageurs.
Le spectacle est parfois pathétique : des groupes soi-disant traditionnels avec plumes et maquillage proposant des photos à des prix prohibitifs avec les touristes. En réalité, la culture Maya a surtout bon dos pour cultiver l’imagerie spectaculaire et artificielle du business : les soirées où faire la fête, acheter des souvenirs hors de prix, et consommer de la drogue qui coule à flots.
 
Un business qui fait aussi les choux gras des investisseurs. La ville et ses alentours sont couverts de chantiers détruisant au passage des hectares de forêts naturelles chaque année. Et comme souvent, des ouvriers sur chantiers vivant dans des conditions déplorables mais avec des salaires attractifs.
 
Tulum vend du rêve, c’est "the place to be" depuis quelques années, et la pandémie n’a rien arrêté. Quant aux critères de préservation et d’authenticité, les Occidentaux n'ont que faire.
 

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