"La Promesse" : les disparitions d’enfants dans les séries continuent de fasciner

L’intrigue de cette nouvelle série, avec Sofia Essaïdi et Olivier Marchal, se concentre sur la disparition de deux fillettes. Un fil narratif maintes fois utilisés par le petit écran et qui ne cesse de captiver.

Charlotte Meyer disparaît subitement au lendemain de Noël 1999, pendant la grande tempête qui a ravagé la France. Le capitaine Pierre Castaing (Olivier Marchal) échoue à la retrouver. À quelques centaines de kilomètres de là, Sarah, une jeune enquêtrice (Sofia Essaïdi), se trouve confrontée à une disparition similaire. En partant de ces deux faits divers fictifs, La Promesse déroule six épisodes haletants dans lesquels les protagonistes sont inévitablement confrontés à leurs passés respectifs.

Disparitions en série

Des gamins qui disparaissent dans des séries, cela n’a certes rien de nouveau, mais cela continue de fonctionner. Au-delà de son enquête policière, La Promesse a l’intelligence de développer finement ses personnages. Là où plusieurs séries de ce type se concentrent sur la famille de la victime, cette co-production RTBF montre surtout l’impact de ce type d’affaires sur les enquêteurs. Ce dernier point, ainsi que le décor côtier venteux et glacé où se déroule l’intrigue, font rapidement penser à une série du même genre devenue inégalable : Broadchurch.

La série britanniques serait d’ailleurs "responsable" de la grande quantité de feuilletons basés sur des disparitions de mineurs, d’après Virginia Mouseler, présidente de la société The Wit, spécialisée dans la veille internationale : "Un enfant disparu contribue à construire la personnalité du héros. Ce n’est pas nouveau mais c’est devenu la tragédie ultime dans les séries dramatiques depuis cette fiction anglaise". C’est ce qu’on appelle le "syndrome Broadchurch". Le site de référence AlloCiné confirme lui aussi cette "tendance" : "Depuis l'arrivée de la série britannique Broadchurch en 2013, les fictions mettant en scène des disparitions ou des meurtres d'enfants se sont multipliées sur le petit écran français, entre remakes de séries étrangères et œuvres originales. Une sorte de syndrome Broadchurch - ou de mode post-Broadchurch".

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GUY LECLUYSE et Sofia ESSADI dans la série La Promesse. © 2019/CHRISTOPHE BRACHET / SORTILEGES PRODUCTIONS / AREZZO FILMS / TF1 / LES GENS /RTBF (TÉLÉVISION BELGE)

Thirteen, The Five, The Missing, La forêt, Disparue, Secrets and Lies, Top of the Lake (saison 1), Le Mystère du Lac, Jordskott… La liste est longue. D’autres séries partent même parfois d’une disparition pour développer une intrigue bien plus large. C’est le cas par exemple de Dark ou de Stranger Things. Mais si AlloCiné parle d’un "essoufflement" du format, La Promesse semble au contraire remonter le niveau grâce à des dialogues relevés, une narration éclatée maîtrisée et un casting finement choisi.

Après la diffusion des deux premiers épisodes ce dimanche dernier, c’est donc avec grand intérêt que l’on s’engouffre dans les épisodes 3 et 4 de cette série initiée par Anne Landois (Engrenages) et réalisée par Laure de Butler (Profilage). Dans ceux-ci, Sarah avance rapidement dans son enquête et rassemble plusieurs preuves contre le principal suspect, tout en renouant avec Tony, son ancien amour de jeunesse. Ces retrouvailles vont-elles être un problème pour la suite de l’enquête ? Rendez-vous dimanche 10 janvier à 20h55 sur La Une pour le savoir.

La Promesse, le dimanche soir sur La Une à 20h55. Les deux premiers épisodes de la série sont disponibles sur Auvio.

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