Le dropshipping, l'arnaque à la mode sur les réseaux sociaux : mode d'emploi pour les repérer

Le dropshipping, l’arnaque à la mode sur les réseaux sociaux : mode d’emploi pour les repérer
Le dropshipping, l’arnaque à la mode sur les réseaux sociaux : mode d’emploi pour les repérer - © Tous droits réservés

L’une des arnaques les mieux ficelées du web c’est le dropshipping, une pratique commerciale qui se développe de plus en plus sur Internet, notamment chez les influenceurs et via les réseaux sociaux. Le phénomène, qui touche le shopping en ligne, a le vent en poupe ces dernières années. Mais comment ça marche et comment éviter de se faire pigeonner ? L’Internet Show fait le point dans le “mode d’emploi d’Oli”.

Depuis le début de la crise sanitaire, le nombre d’arnaques explose, les cybercriminels n’ont jamais été aussi actifs. Selon les chiffres enregistrés par Safeonweb, près de 268.000 mails suspects ont été détectés en Belgique, pour le mois de mars 2020. C’est 100.000 de plus que l’année précédente ! Et cette augmentation se confirme pour tous les mois de l’année 2020 !

Dropshipping signifie livraison directe en français. Le plus souvent, il s’agit d’un système de sites marchands qui proposent des produits déjà en vente sur les sites d’autres fournisseurs, mais en empochant une jolie commission au passage après avoir gonflé artificiellement le prix.

En pratique, voici comment cela se passe : un client se rend sur un site internet tout beau tout propre et flashe sur une jolie montre, par exemple. En plus de cela, le site lui propose une promotion sur ce produit de luxe. Ni une ni deux, le client cède à cette offre alléchante et achète la montre. La boutique en question contacte alors un autre site web, le fournisseur – et la plupart du temps, ce n’est rien d’autre qu’un géant du type AliExpress. Elle réalise donc un simple achat en ligne avec une marge dix à cent fois supérieure au prix d’origine. Le client pensait acheter un produit de qualité sur un site de qualité, mais se retrouve finalement avec une riquette de chez AliExpress.

Le fonctionnement du dropshipping n’a donc rien de bien compliqué. D’ailleurs, si ce type de distribution s’est largement démocratisé ces dernières années, c’est grâce à cette simplicité de mise en place. Pas besoin de gérer l’approvisionnement et les stocks en dropshipping ni la livraison. C’est le grossiste qui se charge de toute la logistique pour expédier le produit chez les clients. Là où la pratique devient illégale, c’est quand les marchands n’hésitent pas à mentir sur la nature des produits pour mieux manipuler leur audience.

Reste une question. Comment piéger un maximum de gens ? C’est ici que les influenceurs les moins scrupuleux, des stars du web parfois suivies par des millions d’abonnés, entrent en jeu. Le culte de la personnalité mène certains d’entre eux à travailler avec des entreprises pour piéger leurs abonnés, en particulier les plus jeunes, en les poussant à acheter des produits low cost à prix élevé via le dropshipping. Ces influenceurs vont promouvoir le produit, le faire miroiter à des prix défiant toute concurrence et le tour est joué.

À ce jour, il n’existe pas vraiment de législation contraignante pour contrer le dropshipping, si ce n’est l’esprit critique. Pour éviter de se faire avoir, le mieux est d’effectuer une recherche inversée par image sur Google, à partir des photos du site, pour s’assurer de l’origine d’un produit. Il est ainsi assez facile d’en retrouver la source et donc de détecter une fraude. Et puis surtout, garder en tête qu’un produit de luxe bradé, c’est toujours louche et que si vous trouvez un produit à un prix très attractif, méfiez-vous, il y a peut-être anguille sous roche…

L’Internet Show, c’est tous les jeudis à 20h sur Tipik et sur Auvio.

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