Vous avez dit ADORABLES ?

Vous avez dit ADORABLES ?
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Vous avez dit ADORABLES ? - © Tous droits réservés

Aujourd’hui, Emma, psychologue de profession, est à la radio pour parler de son livre à succès, Adorables, le récit de son expérience de maman d’une collégienne de 14 ans.

Retour donc sur ce que fut dans les faits cette année agitée entre mère et fille et qui commence par le jour où Lila fête ses 14 ans et par la même occasion son entrée dans l’adolescence.

Les signes ne trompent pas, Lila a quitté le monde de l’enfance : les " vous êtes les parents les plus géniaux du monde " et les " maman, je pourrai pas vivre sans toi " ont laissé la place aux impérieux " j’irai à l’école si tu me laisses aller à la soirée vendredi " et à : " je vais la rendre folle, elle va céder ! ". C’est aussi un mot d’excuse demandé pour éviter la piscine. C’est plaire aux garçons et plus spécialement à Hugo. Et surtout, c’est vouloir aller en boîte de nuit à LA soirée " hyper privée " du DJ JV.

Mais le " non " ferme et définitif d’Emma d’autoriser Lila à se rendre à cette soirée, va tenir lieu de déclaration de guerre. Désormais entre la mère, adepte de la bienveillance et de la communication non violente, et la fille, le dialogue n’est plus du tout ce qu’il était. Les mesures de rétorsion succèdent aux coups bas quand les actes de rébellions sont suivis d’excuses intéressées.

Au milieu de tout ça, le père divorcé, la grand-mère, la sœur, la meilleure amie et tout l’entourage font ce qu’ils peuvent pour calmer le jeu… ce qui n’est pas toujours simple quand on a des comptes à régler !

Elsa Zylberstein, Hélène Vincent, Lucien Jean-Baptiste, Tania Garbarski et la révélation Ioni Matos dans le rôle de Lila servent à merveille cette comédie qui avec beaucoup d’humour pointe ce passage difficile de l’adolescence… côté enfant et côté parent !

L’Agenda Ciné est allé à la rencontre de la réalisatrice Solange Cicurel

L'Agenda Ciné : Votre premier film, " Faut pas lui dire " était une comédie.  " Adorables " est également une comédie… d’où vient cette envie de comédie ?

Solange Cicurel : C’est passionnel. J’aime les comédies et j’en vois beaucoup ! J’avais envie de faire rire avec du vrai. Je voulais montrer que l’on peut rire de tout sans se moquer. L’idée était aussi de donner aux gens la possibilité de rire sur des choses dures qu’ils peuvent vivre, et de leur dire : un jour vous en rirez.

 

Est-ce une attitude que vous avez vous-même dans la vie ?

Je pense ! Je suis quelqu’un de très optimiste. Et puis, de l’écriture au film achevé, je pars pour vivre avec ces personnages pendant des années, alors le mieux est qu’ils me fassent rire. Ils sont un exutoire à ma vie d’avocate qui pendant 15 ans a été rythmée par le Droit des réfugiés ainsi que par le Droit des malades mentaux. C’était passionnant, mais aussi assez lourd.

 

À ce propos, en quoi votre métier d’avocat a pu avoir une incidence sur votre travail de scénariste et de réalisatrice ?

J’ai été formée à être précise, concise, efficace, rigoureuse. Ce que je suis dans ma façon, d’écrire, de diriger les acteurs, mais également dans le montage.

 

Adorables, c’est du vécu ?

" Faut pas lui dire ", c’était mes amies, moi, nos relations, nos rires, notre entraide. Tout est vrai, rien n’est vrai !

Adorables c’est la relation mère-fille, la crise d’adolescence, celle de ma fille de 11 ans et demi que je vois arriver. Et comme je suis une mère, gentille, bienveillante, formidable, exceptionnelle (rires), je me demande si je vais pouvoir le rester quand mon petit bébé, mon ange va commencer à me répondre, à changer.

L’idée m’amusait aussi de raconter l’histoire d’une mère qui pète un plomb, qui fait elle-même sa crise d’adolescence et qui devient plus ado que son ado.

En écrivant le film, j’ai fait une espèce de thérapie… ce qui ne m’a pas empêché de crier et de péter un plomb, quand ma fille a eu 14 ans! 

Tout ce qui est raconté dans le film est vrai ! Et ce qui paraît énorme ne l’est en réalité pas tant que ça.

 

Si Elsa Zylberstein joue la mère d’une ado, il est également question des relations compliquées entre Elsa Zylberstein et Hélène Vincent, sa mère dans le film. 

J’aime l’idée de faire un film sur la transmission, le transgénérationnel. En écrivant le scénario d’Adorables, une de mes réflexions a été de me dire qu’en fait j’étais devenue ma mère.  Et je me vois encore, jeune, me dire que je ne serais jamais une mère comme ma mère, que je ne ferai pas comme ma mère, que je ne dirai jamais à ma fille, ce que m’a dit ma mère… pour aujourd’hui, m’entendre dire à ma fille ce que ma mère me disait ! 

 

Pourquoi avoir choisi le métier de psychologue pour le personnage d’Emma, interprétée par d’Elsa Zylberstein ?

J’aimais bien l’idée qu’elle soit bienveillante, à l’écoute, qu’elle ait des principes… et qu’elle allait déroger à tout ça. C’est là-dessus que la comédie joue, sur ce paradoxe.

C’est comme le personnage joué par Lucien Jean-Baptiste : j’aime l’idée de ces hommes gentils, amoureux… j’aimerais que ma fille, mon fils grandissent dans un monde où l’on peut croire à l’amour, au fait que les conjoints sont formidables, que l’on n’est pas que dans l’opposition.  J’aime l’équilibre ! 

 

Avez-vous déjà un prochain film en tête ?

Oui, il est déjà écrit ! J’écris beaucoup, 5, 6, 7 heures par jour, tous les jours (j’en ai besoin) et sur plusieurs choses à la fois, ce qui me permet d’avoir du recul sur ce que je fais. J’adore ça ! Je suis un bourreau de travail !

 

En attendant le (ou les) prochain(s) film(s) de Solange Cicurel, courez voir " Adorables " !

  • L'Agenda Ciné, tous les lundis soirs à 20h20 sur La Une
  • Ce programme est également disponible en version sous-titrées
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