OSS 117 - Alerte Rouge en Afrique Noire : l'anti 007

En ce 1er janvier 1981 la vallée du Panschir en Afghanistan est aux mains des Russes, comme d’ailleurs notre cher Hubert Bonisseur de la Bath, alias OSS 117.

Réussissant une fois de plus à sortir de ce guêpier, le voilà déjà de retour à Paris, prêt pour une nouvelle mission. Mais plus tellement en odeur de sainteté, il est mis sur la touche, et se voit confier le développement de ce qui " semble " être l’avenir : l’informatique. Contre toute attente son purgatoire (auquel il a pris goût !) prend fin quand il doit partir d’urgence en Afrique veiller au bon déroulement d’une élection vitale pour la France ; une mission initialement confiée au très prometteur OSS 1001 avec qui il devra faire équipe …

Une succession réussie

2 images
© Tous droits réservés

OSS 117 est un personnage de roman créé par Jean Bruce en pleine Guerre Froide. Ses aventures furent adaptées au cinéma à l’occasion d’une douzaine de films réalisés notamment par André Hunebelle connu pour ses Fantômas. Ce personnage, bientôt éclipsé par un sérieux concurrent, l’agent 007, alias James Bond, Michel Hazanavicius s’en empare et en livre une version parodique, avec en 2006 OSS 117, Le Caire nid d’espions et en 2008 OSS 117, Rio ne répond plus.

Nicolas Bedos reprend le flambeau et propulse cette fois-ci l’espion le plus discutable de l’histoire des services secrets français au cœur des relations que celle-ci entretient avec l’Afrique, en 1981, à la veille de voir l’Hexagone virer à gauche.

Son mauvais esprit, son humour décapant et son remarquable sens des dialogues, que l’on avait déjà pu apprécier sur grand écran, à l’occasion de ses deux précédentes réalisations, Monsieur & Mme Adelman et La Belle époque, font une fois encore mouche.

Premier degré, non admis

Pour attaquer le racisme, le machisme, le colonialisme, Nicolas Bedos n’hésite pas à aller très loin dans la caricature. Tout est à apprécier au 2e, au 3e degré, voire au-delà !

On s’amuse beaucoup à voir OSS 117, si rétrograde et si raciste, en faire des tonnes pour tenter d'être politiquement correct, quand sa virilité est bientôt bafouée et son ego mis à mal par OSS 1001, le petit nouveau.

Sous la direction de Nicolas Bedos, Jean Dujardin est toujours à son meilleur malgré les 12 ans qui se sont écoulés. Et l’on savoure l’arrivée de Pierre Niney en " jeune freluquet ", pantalon moulant, chemise ouverte et mèches décolorées, éperdu d’admiration pour OSS 117… avant qu’il n’en saisisse la vraie nature. Leur duo fonctionne à merveille. Les seconds rôles sont tous également parfaits avec notamment le regretté Wladimir Yordanoff disparu en octobre dernier et notre compatriote Christelle Cornil.

Ça a la couleur d’un film d’espionnage, ça a le goût d’un bon Jean-Paul Belmondo époque Le Guignolo, mais ça n’est pas un James Bond… c’est OSS117 : Alerte rouge en Afrique noire et c’est à voir sans restriction  !

Newsletter Tv - L'agenda Ciné

Recevez chaque semaine un condensé des sorties cinéma de la semaine, les actus de vos acteurs préférés, des concours.

OK