Une pluie d’or au jardin grâce au Laburnum anagyroides

Cet arbuste ornemental qui culmine à sept huit mètres de haut avec
un port relativement étroit. On l’appelle aussi le Cytise faux-ébénier. Il est originaire du sud de l’Europe où il aime les terrains chauds et secs. Mais en fait, on peut le cultiver un peu partout en Belgique sauf peut-être dans les sols lourds qui sont complètement détrempés durant l’hiver. Là, ils
Préféraient être sur une petite butte pour avoir un peu plus de drainage
auprès des racines. C’est une Fabacée donc une Papilionacée. La fleur ressemble à celle du Robinet faux Acacias.

La pluie d’or, le Laburnum, se ressème facilement. De nouveaux individus apparaissent dans les parterres qu’il faut désherber. Son écorce verte est luisante. Son feuillage est composé de trois folioles. En botanique, on dit qu’il est imparipenné, c’est-à-dire qu’il est penné de manière impaire. On a deux folioles qui sont opposés et le troisième au bout de la
feuille. Les longues grappes florales offrent une abondance de fleurs qui ressemblent à celles du pois ou du haricot. C’est la même famille. Elles sont mellifères. Quand les boutons sont encore fermés, ils
ressemblent à une petite banane. Attention, interdiction formelle de consommer ces fruits car le Laburnum est toxique. Surtout au niveau des gousses qui se forment au départ des fleurs Là, on concentre un cocktail d’alcaloïde très dangereux, et donc si on consomme un certain nombre
de graines, on peut en mourir.

Le Laburnum n’est pas un arbuste à la grande longévité. Après une trentaine d’années de présence au jardin, la cime se dégarnit, l’écorce éclate et laisse apparaître le bois. En fait, l’arbuste est arrivé à la fin de sa vie. Il dépérit.

Il sera parfaitement à sa place planté au jardin à l’arrière d’un parterre toujours en plein soleil et de manière bien sûr à pouvoir bien apprécier cette abondance de fleurs jaunes qui apparaît au début du mois de mai.

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Les Laburnum palissés au Bodnant Garden au pays de Galles. © D.R.

Mais il y a une autre manière de le cultiver. Au pays de Galles, dans un jardin très célèbre à Bodnant, on l’a palissé sur des arches métalliques. On a ainsi une galerie de cinquante mètres de long et on circule vraiment sous une voûte dorée.