"J’ai les clés" : Le Grand-Hornu, une ville au travail

Patrick Weber vous fait découvrir le patrimoine de Wallonie et de Bruxelles comme vous ne l’avez jamais vu ! Des lieux parfois secrets, quelquefois fermés ou pas totalement ouverts au public. Cela tombe bien, il a les clés !

Dans le dernier épisode de "J’ai les clés", à voir ou revoir sur Auvio, Patrick Weber vous emmène sur le site du Grand-Hornu, au cœur de la province de Hainaut. Un projet unique de ville utopique liée au travail des hommes. Une idée révolutionnaire qui conserve encore ses secrets, deux siècles après sa création.

Un projet ambitieux

A la source de cette incroyable histoire, il y a un homme, Henri De Gorge. Un capitaine d’industrie d’origine française, fils de paysans. Il grandit dans la période révolutionnaire et révèle des qualités d’entrepreneur. En 1810, il reprend une concession minière à Hornu dans le Borinage. En homme moderne, De Gorge entreprend un vaste programme de constructions.


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Le projet est ambitieux et consiste en une cité moderne bâtie dans le style néoclassique par l’architecte tournaisien Bruno Renard. A l’image d’une petite ville, elle comporte des bâtiments industriels et une cité ouvrière de 450 maisons. Elle est dotée d’une école, d’un hôpital, de places publiques, d’une bibliothèque, d’une salle de danse. Une idée paternaliste mais qui permet aux ouvriers de disposer de maisons d’un confort rare pour l’époque. Celles-ci disposent même d’un jardin privatif.

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Le projet est ambitieux et consiste en une cité moderne bâtie dans le style néoclassique. © Grand Hornu Charbonnage

Ville symbole de l’industrie du charbon

Construit à partir de 1810, le charbonnage restera actif jusque 1954. Les ruelles sont pavées et dotées d’éclairage. De Gorge est un visionnaire : il développe un chemin de fer hippomobile qui sera le premier en Belgique. L’homme est en avance sur son temps, mais il traverse des temps troublés et la vie ne lui épargne pas les coups du sort.


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Henri De Gorge a voulu façonner une ville idéale, selon ses convictions. Véritable symbole de l’industrie du charbon dans le Hainaut belge et français, le Grand-Hornu fut aussi un fabuleux laboratoire technologique. Le propriétaire expérimente les dernières technologies. Il utilise de nouvelles techniques d’extraction et de nouvelles machines à vapeur.

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De Gorge est un visionnaire : il développe un chemin de fer hippomobile qui sera le premier en Belgique. © CID au Grand Hornu

Une seconde vie

Au fil de son histoire et des remous du temps, le Grand-Hornu a traversé les décennies… Il ralentit la cadence dès 1951 et reste en activité jusqu’en 1954. C’est la fin de l’exploitation industrielle et le début d’un long sommeil. Il s’en est fallu de peu pour que le site ne disparaisse complètement.

Aujourd’hui, le Grand-Hornu a plusieurs vies. Il évoque un long passé industriel mais il est aussi voué au design à travers le CID et il accueille l’art dans les murs du Mac’s, le Musée des arts contemporains. Quel voyage ! De l’audace d’un homme au lourd labeur de tant d’autres hommes, des joies et des drames des femmes. Jusqu’à ce centre dédié à la création et à l’innovation, le Grand Hornu a accompli un long parcours et n’a pas fini de nous surprendre.

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Le Grand-Hornu évoque un long passé industriel mais il est aussi voué au design à travers le CID. © Wallonie Belgique Tourisme

Retrouvez toutes les capsules de "J’ai les clés" et les secrets de notre patrimoine avec Patrick Weber sur Auvio.

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