Zabou Breitman et Tintin, une longue histoire d'amour

Le Musée Hergé, c’est un peu la madeleine de Proust de Zabou Breitman. Voire même un gros gâteau appétant symbolisant le retour en enfance de celle qui a, jadis, dévoré toutes les aventures de Tintin. "J’avais l’impression de replonger dans chaque planche, dans chaque dessin, dans chaque personnage. C’était dingue ! Comme si je revenais dans une ancienne maison de famille, comme une maison quand j’étais petite avec tous les gens que je retrouve."

Son féministe de père, le scénariste Jean-Claude Deret, l’a encouragée très tôt à s’émanciper des stéréotypes liés à la condition féminine, qu’il s’agisse de BD et de littérature ou… d’appréhender la vie. Dès ses 6 ans, Zabou découvre donc une bande dessinée destinée a priori à un lectorat masculin comme celle d’Hergé ou de Gotlib avant d’embrayer sur la poésie, les auteurs classiques, la science-fiction, le fantastique virant parfois même au gore.

Si elle fut une lectrice boulimique jusqu’à ses 20 ans seulement, le reporter à la houppette ne l’a jamais quittée. Il a même investi les murs de son habitation à travers une collection de plaques émaillées à son effigie. Mais l’influence de Tintin sur notre invitée dépasse le cadre de la décoration et s’invite également dans son travail.  "Je m’en inspire tout le temps. Là je vais faire une mise en scène d’un Feydeau et dedans, j’ai mis les Dupond-Dupont. Il y a deux personnages qui parlent tout le temps en même temps. Ils ont ce petit look-là avec le petit melon."  Zabou avoue être "une dingue de la ligne claire" et voit dans le personnage de Tintin, "la possibilité de mettre toutes les émotions."

Retrouvez Zabou Breitman dans Hep Taxi en replay sur RTBF Auvio et sur notre chaîne YouTube !

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