Maxime Le Forestier n'a pas dit son dernier mot.

Maxime Le Forestier dans Hep Taxi !
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Maxime Le Forestier dans Hep Taxi ! - © MARTIN GODFROID

Les chansons de Maxime Le Forestier ont fait le tour du monde. Aujourd’hui fredonnées par des légions d’écoliers, elles ont été la bande-son d’une génération contestataire, celle de mai 68. Hep Taxi ! a rencontré ce grand Monsieur de la chanson française de passage à Bruxelles.

50 ans de carrière, ce n’est pas rien. Maxime Le Forestier débute la sienne à 16 ans en accompagnant à la guitare, sa sœur Catherine dans les cabarets et les bistrots parisiens. Lorsque celle-ci remporte le prix du Festival de Spa, frère et sœur s’envolent pour la Californie où ils passent deux mois dans une communauté hippie. Pour remercier leurs hôtes, Maxime écrit sans le savoir son premier tube, San Francisco. Il figure sur son premier album, Mon frère paru en 1972 et vendu à plus d’un million d’exemplaires.

Avec ses titres militants tels Le parachutiste ou encore le pamphlet écolo Comme un arbre dans la ville, Maxime devient le porte-parole d’une génération révolutionnaire. Mais l’étiquette du chanteur engagé finira par le lasser. Changement de registre pour le fils spirituel de Brassens, dont il a fait les premières parties à Bobino en 79 avant de reprendre en 2005 l’intégrale de l’œuvre du grand Georges, son idole de jeunesse.

Si la tendresse envahit désormais son répertoire, notre invité en perpétuelle quête musicale s’est passionné pour la guitare électrique et les synthétiseurs en bon geek de la première heure. Hélas, son public n’a pas suivi. J’ai assez vite compris que quand un artiste a marqué à ce point une génération, la génération d’après n’est pas prête à se laisser marquer par le même artiste.

Après une traversée du désert pendant dix ans, faite de voyages lointains et de musique malgré tout, Maxime Le Forestier renoue enfin avec le succès. Son titre aux rythmes métissés, Né quelque part, remporte une Victoire de la musique en 88. Vingt ans plus tard, il y sera sacré artiste interprète masculin de l'année.

Avec le temps, cet artisan passionné a ralenti la cadence entre chaque album mais il compose encore et toujours pour d’autres grands noms de la chanson. Après Reggiani et Moustaki, Julien Clerc, Johnny, Hélène Ségara, Maurane, Nolwenn Leroy ou encore Gérald de Palmas ont honoré tantôt sa plume tantôt ses mélodies.

A 70 ans, Maxime Le Forestier vient de publier son seizième album, Paraître ou ne pas être. Une ode nostalgique à la guitare acoustique et dont le titre résume à lui seul, la philosophie de l’artiste. Harmonie et sagesse ont rejoint l’humilité de cette vedette discrète mais pas dupe qui estime que le sommet de la réussite, c’est quand une chanson reste et qu’on a oublié le nom de son auteur. Dans un futur lointain peut-être…

Rendez-vous avec Maxime Le Forestier ce dimanche 1er décembre à 20h sur La Trois, en replay sur RTFB Auvio et sur la chaîne Youtube d’Hep Taxi !

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