Jean d'Ormesson est dans le Taxi de Jérôme Colin / Vidéo

Jean d'Ormesson
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Le dimanche 16 janvier 2011 à 22.55 sur La Deux

Immortel séducteur le plus médiatique, l'écrivain Jean d'Ormesson ne se lasse pas de parler de son dernier livre, «  C'est une chose étrange à la fin que le monde », qui se vend extrêmement bien puisqu'il a largement dépassé, en quelques mois, les 250.000 exemplaires.

 

Les 85 années toujours alertes et enthousiastes, il fait part à Jérôme Colin de ce qui l'a fait un écrivain, mais aussi de son émerveillement devant la vie. Il a été le plus jeune membre élu à l'Académie Française et aussi celui qui y a fait entrer la première femme: Marguerite Yourcenar.  Il a été journaliste, rédacteur en chef, directeur du Figaro; mais surtout un écrivain très apprécié du public et des médias.

 

 Difficile de ne pas céder au charme de ce brillant optimiste.

 

Le client : Jean D’Ormesson

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Jean d'Ormesson incarne le vieillard idéal: souriant, bronzé, toujours chic et décontracté, extrêmement brillant, enthousiaste, généreux, plein d'humour, l'œil bleu ultra pétillant et qui, en prime, écrit des livres à succès. Mais aurait-il une faille? Est-ce pour cela qu'il a écrit tant de livres (il en a publié 34 à ce jour)? Il vous répond invariablement, le sourire toujours aux lèvres, que c'est la moindre des politesses de ne pas en parler: « Ce sont les déchirures invisibles qui font qu'on écrit... ».  Issu de vieilles familles illustres qui, pendant des siècles, avaient surtout, en dehors de Dieu, le souci du nom, de son ancienneté et de sa transmission, Jean d'Ormesson acquiert, dès sa plus tendre enfance, une perception très particulière du temps et du dessein des hommes. Même si sa famille paternelle est assez progressiste, et que son père était surnommé le « marquis rouge » pour ses affinités avec le gouvernement de Léon Blum, le fait d'appartenir à une « très vieille famille » plonge le petit Jean dans un océan de perplexité qui ne semble pas l'avoir quitté.

 

Le temps qui passe, et l'étrange destin de l'humanité, dès ses études de philosophie, sont parmi les grands thèmes qui ne le quitteront jamais. Mais au début, ses livres ne marchent pas. Son quatrième, en 1966, est un renoncement sincère au métier d'écrivain. Il écrit « Au revoir et merci », mais il ne décroche pas. En 1971, l'énorme brique de 692 pages de « La gloire de l'Empire » lui vaut le Prix du Roman de l'Académie Française et lui ouvre l'accès à l'honorable institution. Il n'a que 48 ans. Sept ans plus tard, il fait entrer la première femme écrivain dans l'hémicycle prestigieux. C'est Marguerite Yourcenar. En 1974, il publie son roman le plus populaire « Au plaisir de Dieu » où il mélange fiction et souvenirs de son enfance dans le château familial à Saint Fargeau. Car le secret de Jean d'Ormesson, c'est qu'il ne se livre pas tout à fait. Plus de vingt-cinq livres ont été écrits depuis et il semble n'avoir jamais déçu ses lecteurs. Aujourd'hui, il reprend tout depuis le début, dans une brillante méditation sur l'évolution de la pensée, le fonctionnement de l'univers et la place de Dieu, dans « C'est une chose étrange à la fin que le monde ».

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