De Sheila à Laurent Lafitte, revivez les meilleurs moments de l'année Hep Taxi !

Encore une belle année pour cette saison d’Hep Taxi ! La covid ne nous aura pas empêchés d’accueillir un panel de célébrités au sein de notre voiture. Quoi de mieux qu’une compilation pour se remémorer les moments culte entre Jérôme Colin et nos invités !

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Sheila, Plastic Bertrand, Grand Corps Malade © Hep Taxi

Sheila

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Sheila © Hep Taxi

À 16 ans, Annie Chancel sort son premier tube, "L’école est finie" (1963) et prend pour nom de scène Sheila. Il n’a fallu que deux semaines pour créer un engouement populaire autour de la star montante. Impossible de sortir de chez elle sous peine d’être reconnue et de créer un effet de masse ! Le succès va alors s’enchaîner avec "Première surprise party" et "Vous les copains, je ne vous oublierai jamais". Mais c’est sa reprise française de Cher "Bang Bang" qui va lui ouvrir les portes du cinéma. Un beau moment d’émotions pour notre invitée lorsque nous lui proposons une reprise live de son tube, interprété par le groupe bruxellois Blondy Brownie ! Quant au film éponyme de 1967, elle y incarne le rôle principal, accompagnée de Jean Yanne et Jean Richard. Elle l’avoue d’elle-même dans notre voiture : "Ce n’était pas un chef-d’œuvre, c’était un film d’idole." Cela ne lui a pas empêché de prendre du plaisir au tournage et de jouer le jeu à fond.

La carrière de Sheila a pris un tournant international en 1977 lorsqu’elle se lance dans la musique disco. Le producteur et compositeur Neil Rodgers en fait une reine du disco (et en anglais !) avec "Spacer". Elle a malgré tout pris le temps d’entamer une carrière de présentatrice TV et d’écrivaine.

Revenue en ce mois d’avril 2021 avec un 27e album "Venue d’ailleurs", Sheila n’en a pas fini avec la musique. Eh oui, à 75 ans Sheila est encore une chanteuse en activité ! À l’occasion de ses soixante années de carrière, elle a l’intention de se produire le 5 novembre 2022 au Cirque Royal de Bruxelles.

 

Plastic Bertrand

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Plastic Bertrand © Hep taxi

Ça plane toujours pour Plastic Bertrand ! Roger Marie François Jouret de son vrai nom crée son premier groupe à 9 ans où il est chanteur et batteur. Ivre de musique, il entre au Conservatoire royal de Bruxelles à 17 ans et crée un groupe punk en parallèle "Hubble Bubble". Son tout premier album homonyme sort dans les bacs en 1977, année qui marque sa rencontre avec Lou Depricjk. Une amitié qui va changer son destin : en plus de lui trouver sa nouvelle identité " Plastic Bertrand ", Lou lui offre un tube planétaire sur un plateau d’argent. "Ça plane pour moi", vendu à près d’un million d’exemplaires deviendra un phénomène repris par U2, Police ou plus récemment Metallica ! Les tournées s’enchaînent, les voyages s’accumulent. Combien de fois a-t-il fait le tour du monde ! Japon, États-Unis, Belgique, Australie… chaque destination est un moment de joie et d’apprentissage.

D’autres chansons vont marquer la carrière de notre invité tels que "Tout petit la planète" (1978), "Sentimentale-moi" (1979) ou encore "Hula Hop" (1980). Sa principale qualité a toujours été de coller à l’air du temps. "Slave to the beat" paru en 1989 fait de lui, le précurseur de la new beat. Fier de son dixième album, "L’expérience humaine" (2020), à 67 ans, Plastic Bertrand n’en a pas fini avec la musique !

 

Laurent Lafitte

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Laurent Lafitte © Hep Taxi

Passé par le conservatoire d’art dramatique de Paris, Laurent Lafitte débute avec la sitcom "Classe mannequin". Il va ensuite se partager entre les planches et le cinéma avant de percer réellement avec "Les petits mouchoirs" de Guillaume Canet (2010). Avec son one man show "Laurent Lafitte Comme son nom l’indique" (2008) et son canular radiophonique "À votre écoute, coûte que coûte", coécrit et coprésenté avec Zabou Breitman (2012), l’acteur dévoile une facette plus corrosive de sa personnalité. Quant au 7e art, il va s’essayer à des rôles plus sombres et dramatiques, passant d’un violeur dans "Elle" de Paul Verhoeven (2016) à un tueur dans "Paul Sanchez est revenu" de Marion Vernoux (2018). Plus récemment, Laurent Lafitte est passé à la réalisation !

En clin d’œil au premier film de Laurent Lafitte, "L’origine du monde" sorti en février 2021, difficile de résister à la tentation de lui présenter la célèbre peinture de Gustave Courbet au titre éponyme ! Une périphrase très euphémique pour ne pas mentionner le vagin féminin. Ce tableau a inspiré la pièce de Sébastien Thiéry que notre invité a adapté au cinéma. Sa comédie se veut aussi forte que l’œuvre d’art, tout aussi provocatrice.

 

Lucas Belvaux

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Lucas Belvaux © MARTIN GODFROID

A 16 ans, Lucas Belvaux fugue en France afin de devenir comédien à l’insu de ses parents. Son rôle de postier ambigu dans "Poulet au vinaigre" de Claude Chabrol (1984) lui vaut d’être nominé pour le César du meilleur espoir masculin. Sa carrière d’acteur est lancée. Dix ans plus tard, c’est en tant que réalisateur que notre invité va dépoter avec sa trilogie "Un couple épatant", "Cavale" et "Après la vie", tous sortis en 2003. Toujours derrière la caméra il réalise "la Raison du plus faible" (2006), son film le plus personnel. En plus d’être son premier film tourné en Belgique, Lucas Belvaux nous présente un opus qui critique la société, un opus inspiré de la prise d’otage de Tilff en 1989.

Il réalise en 2012 "38 témoins" qui va être primé deux fois pour son scénario notamment aux Magritte, tout comme "Pas son genre" en 2015, dans la même catégorie (meilleur scénario).

Initialement prévu pour novembre 2020, le confinement a retardé la sortie de son nouveau film "Des Hommes" au 2 juin 2021. Le confinement, il en parle avec pertinence. De l’arrêt du cinéma à l’émergence des plateformes de streaming, il donne son ressenti et comment il voit son métier évoluer. Cela tombe bien, notre voiture l’accompagne jusqu’à la dernière vidéothèque de Bruxelles, où un cadeau l’attend…

 

Benoît Delépine & Gustave Kervern

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Benoît Delépine et Gustave Kervern © Hep Taxi

S’il y a deux personnes à présenter dans ce best-of, c’est bien le duo Kervern-Delépine ! Partenaires de longue date, ils se sont rencontrés à Cannes. Delépine était déjà l’un des piliers fondateurs des "Guignols de l’info" mais appréciait beaucoup le travail de Kervern. L’alchimie a très vite pris, si vite que ce dernier a rejoint la fine équipe du "Groland", une révolution télévisuelle qui a marqué de son temps et fait les belles heures de Canal +. Au total, on compte 9 coréalisations, toutes aussi mythiques les unes que les autres. Ils ont réussi à attirer des acteurs de renom comme Gérard Depardieu ou Yolande Moreau mais également l’écrivain Michel Houellebecq et l’humoriste Blanche Gardin. Le tout, sans même payer les acteurs ! Delépine et Kervern ont travaillé avec Benoît Poelvoorde sur "Le Grand Soir" (Grand prix du jury à Cannes 2012 !) et "Saint Amour" (2015). Delépine en profite pour nous glisser une anecdote croustillante sur la scène mythique des "10 stades de l’alcool" jouée par l’acteur belge…

Kervern, lui, déplore le manque d’humour noir en télévision. Forcément. L’homme a fait ses armes au sein de plusieurs programmes délicieusement insolents avant de rejoindre "Groland", l’émission culte de Canal +. Encore à l’antenne aujourd’hui, cette dernière a influencé nombre de metteurs en scène au cinéma comme au théâtre.

Le duo Kervern et Delépine a récemment sorti "Effacer l’historique", sacré Ours d’argent à la Berlinale 2020 et nominé au César du meilleur scénario original en 2021. Quant à Kervern, on le retrouvera prochainement sur nos écrans dans "Cette musique ne joue pour personne" de Samuel Benchetrit. Sortie prévue pour le 1er septembre 2021…

 

Grand Corps Malade

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Grand Corps Malade © MARTIN GODFROID

Devenir slameur a été la chance de Fabien Marsaud, plus connu sous le nom d’artiste Grand Corps Malade (GCM). Un nom de scène au sens propre : 1m94 et un accident en piscine, brisant ses vertèbres cervicales et ses rêves de devenir basketteur professionnel. Un accident qui va le handicaper à vie, même s’il va retrouver l’usage de ses mains assez vite. Sa vie loin des terrains, il reste malgré tout proche des parquets du théâtre lorsqu’il découvre le slam. Il est alors signé par le label AZ qui produit son premier album "Midi 20" (2006). Un franc succès ! Sa carrière de musicien décolle.

Légende du slam francophone, Grand Corps Malade a grandi en banlieue parisienne, à la Seine-Saint-Denis. Ce vivier multiculturel qui a fait la une de l’actualité pour ses émeutes, il en est fier. Et l’artiste est fier de revendiquer les mérites de sa ville natale. C’est grâce à cette diversité que son enfance a été si ouverte d’esprit. "Je ne pense pas que dans le 16e arrondissement ils soient aussi forts que nous en vannes !", confie-t-il dans la voiture de Jérôme Colin.

Son niveau de slam est devenu tel que Grand Corps Malade est devenu un artiste francophone de renom. Du plaisir d’écrire à la volonté de rendre hommage, il publie "#JeSuisCharlie" dans la foulée de l’attentat de Charlie Hebdo. Son dernier album, "Mesdames" (2020), est entièrement dédié à la gent féminine. Composé de dix duos avec des femmes, l’album inclut "Mais je t’aime" initialement écrit par Camille Lellouche. Très vite le single est devenu la chanson française de l’année. Mission accomplie pour GCM qui a toujours voulu populariser le slam en dehors des scènes ouvertes et du stand up !

 

Vianney

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Vianney © Hep Taxi

Vianney Bureau, connu à la scène sous son prénom atypique, se définit comme "chansonnier". Né de parents aviateurs et passionnés de musique, l’amour de la musique le prend à 12 ans. Il commence dès lors à écrire des chansons. Très précoce, il enregistre son premier disque en 2005 et se produit en concert deux ans plus tard. Il n’a alors que 16 ans ! Né à Pau, c’est Paris qui va l’inspirer. Étudiant très ouvert d’esprit, il intègre volontairement le très chic Lycée militaire Saint-Cyr. Une école qui va à l’encontre de sa destinée. Le bac en poche en 2009, il entame alors des études de commerce et obtient son bachelier en management. S’ensuit des études de stylisme et son diplôme en "arts et techniques de la mode" en 2014. Ajoutez à cela un homme pieux et engagé et vous avez le personnage que l’on a découvert avec son premier album, "Idées blanches" (2014). C’est son deuxième single, "Pas là", qui va le hisser au top des charts et populariser Vianney.

En 2016, il sort son second opus, "Je m’en vais" et prête sa plume à d’autres artistes comme Céline Dion, Patrick Bruel et Kendji Girac. On le retrouve également aux paroles de la chanson de Maître Gims "La Même" en 2018, un des sons francophones de l’année.

Vianney publie "N’attendons pas" le 30 octobre 2020, un troisième album paru durant le confinement. Depuis, notre invité est devenu jury de la version française de "The Voice", aux côtés de Amel Bent, Florent Pagny et Marc Lavoine.

 

 

 

Retrouvez le best-of d’Hep Taxi en replay sur RTBF Auvio !

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