Artiste complet, Kheiron se diversifie entre comédie et tragédie

Artiste complet, Kheiron se diversifie entre comédie et tragédie
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Artiste complet, Kheiron se diversifie entre comédie et tragédie - © Tous droits réservés

Kheiron est partout. Sur scène avec ses one man shows décoiffants mais aussi au cinéma, devant et derrière la caméra quand il ne fait pas le buzz sur le net. Hep Taxi a embarqué l’humoriste de passage à Huy.

Peut-on rire de tout ? Affirmatif. Kheiron dégoupille sur les planches les tabous de notre société. Comme bon nombre de comiques ? Négatif. Son humour trash sans malveillance, ses punchlines ciselées, son énergie de ouf et son sens inné de l’improvisation sur lesquels reposent de tous ses spectacles, le distinguent de ses homologues. Mieux encore. Le français d’origine iranienne a généré autour de lui, une véritable communauté. Certains ont vu quinze fois son quatrième seul en scène, 60 minutes avec Kheiron qui tourne toujours quatre ans après sa création. D’autres s’y seraient rencontrés et même passés la bague au doigt. Fédérateur n’est-il pas ?

 

Pour Kheiron, au civil Seyed Manouchehr Nouchi  D. Tabib, tout démarre à l’adolescence avec le rap et le slam. Sollicité par Smaïn pour écrire un sketch sur le hip hop, notre invité découvre le stand-up. Et là, je vrille. Ca, je veux le faire proclame-t-il. Mais ce n’est rien comparé aux numéros de Jerry Seinfeld qui le percutent ensuite de plein fouet : Je prends, une tarte. Ca fait partie d’un jour le plus important de ma vie. Aujourd’hui encore, le maître américain occupe une place indéboulonnable dans son panthéon personnel.

S’il fait ses armes au Jamel Comedy Club, ses parents surdiplômés lui imposeront en parallèle ‘un vrai métier’ : éducateur pour élèves en décrochage scolaire. De cette expérience ô combien valorisante, il a tiré son second film, Mauvaises herbes (2018) porté à l’écran par Catherine Deneuve et André Dussolier. Joli coup pour ce cinéaste autodidacte et cinéphile tardif qui depuis dévore le 7ème art. Les deux monstres sacrés avaient adoré son premier opus autobiographique, Nous trois sinon rien, nominé aux Césars de la meilleure première oeuvre en 2016. A contrario de ses shows, le réalisateur verse dans la tendresse et l’émotion.

Il y raconte l’histoire de ses parents opposants politiques iraniens contraints à l’exil au péril de leur vie. Et  comme, on n’est jamais mieux servi que pas soi-même, il y incarne son père, Hibat Tabib, illustre avocat dans son pays devenu en France, un auteur et expert européen en "violence et médiation" honoré par la légion d’honneur. Tandis que sa mère, Fereshteh, fondatrice de l’association Femmes dans la cité est représentée à l’écran par Leila Bekhti.

Le parcours de ce gros bosseur n’aurait pas été pareil sans l’influence de son ami Kyan Khojandi, l’acteur principal et co-auteur avec Navo de la série Bref  (2011). Kheiron les avait rejoint sur un coup de tête pour endosser le rôle du meilleur pote obsédé sans se douter que ces capsules déjantées allaient lancer sa carrière d’acteur. Celle-ci se poursuit sous les meilleurs auspices avec son troisième film, Brutus vs César annoncé pour cet été. Non content de diriger Ramzy, Gérard Darmon ou Pierre Richard, il y est Brutus. Encore un rôle de traître à l’instar de Judas, l’un des prophètes qu’il campe à la perfection dans son improbable série web, Les voisins du dessus.

Outre les confidences de notre invité, nous suivrons ce dernier de la banquette du taxi  aux coulisses de son spectacle, 60 minutes avec Kheiron. L’occasion de voir la bête de scène en action, en mode improvisation.

 

 

Rendez-vous ce 15 mars à 20h35 sur La Trois, en Replay sur RTBF Auvio et bientôt sur la chaîne Youtube d’Hep Taxi !

 

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