« The Second life » : portrait de taxidermistes qui rêvent d'une société plus proche de la nature

Maurizio, Robert, et Christophe sont trois des taxidermistes les plus éminents du monde. Alors qu’ils se préparent pour le Championnat d’Europe de Taxidermie, ce documentaire poétique nous plonge dans l’univers de ces trois hommes passionnés et en lutte contre une société qui s’éloigne de la nature.  

Un documentaire de Davide Gambino à découvrir dans Fenêtre sur Doc le samedi 12 décembre à 23h15 sur La Trois et à revoir sur Auvio.

Ce n’est plus un secret pour personne : l’impact de l’Homme sur Terre menace d’extinction des millions d’espèces. " Mais certains hommes nous rappellent ce que nous sommes en train de perdre à jamais. ". Le décor du film est planté.

Nous sommes guidés par la voix imaginaire d’une femelle orang-outan, Petronilla, morte après 40 ans de vie en captivité dans le zoo de Rome.  Par la voix de cet animal, peu à peu, se dessinent le portrait de trois taxidermistes. Maurizio à Rome, Robert à Berlin et Christophe à Bruxelles. Reconnus dans leur domaine, ils travaillent pour des musées de leur ville respective. Les hommes se connaissent et s’apprécient, ils partagent une même passion et une même inquiétude pour l’avenir de la planète et des espèces. A la fois concurrents et alliés, ils cherchent de nouvelles manières de pratiquer leur métier ; lui aussi en voie d’extinction.

Nous les rencontrons alors qu’ils se préparent pour le championnat d’Europe de taxidermie de Salzbourg en Autriche. A cette occasion, ils ont choisi de mettre à l’honneur une espèce animale en voie d’extinction : un tigre, un aigle et un orang-outan. Zoologue de formation, Maurizio a bien connu de son vivant Petronilla, la femelle orang-outang à qui il va offrir une seconde vie. Au lieu de l’incinérer ou de la faire enterrer, elle a été envoyée au musée de zoologie où Maurizio la prépare pour le grand jour.

 "Avant quand on se baladait dans les champs on entendait les alouettes partout, maintenant on entend plus que les avions "

A Berlin, Robert est un passionné d’oiseaux avec qui il passe le plus clair de son temps. Il est inquiet de leur disparition. A l’autre bout du monde, comme à deux pas de chez nous, des espèces animales se réduisent ou disparaissent. " Avant quand on se baladait dans les champs " raconte Robert, " on entendait les alouettes partout, cela faisait partie du paysage sonore, maintenant on entend plus que les avions ".  Pour le concours, il travaille sur un aigle pêcheur africain. Il veut que les visiteurs puissent admirer cet animal en voie de disparition sous tous les angles.

A Bruxelles, Christophe se passionnent pour les tigres.  Il regrette de ne pas avoir connu Jessy.  C’était la dernière de son espèce au zoo d’Anvers. Participer avec elle à ce concours c’est aussi en profiter pour exposer un message.  

" Ils travaillent nos peaux pour nous donner une voix ". Comme la voix de cette femelle orang-outan qui a passé sa vie dans un zoo et dans une cage sans jamais connaître les forêts de Bornéo d’où est originaire son espèce. A travers elle, Maurizio espère attirer l’attention du public sur le sort de son espèce menacé par la disparition de son habitat.

 " Ecoutez-nous attentivement, avant que notre silence ne devienne assourdissant. Si nous voulons tous survivre sur cette planète, entendez notre silencieux appel à l’aide ". Par la voix imaginaire de cette femelle orang-outan, on mesure avec effroi toute l’ampleur du désastre de leur disparition.  

Un film produit par Thurnfilms / Take five / Mon amour films en coproduction avec la RTBF

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