Sea, sex & sports : un voyage au Japon entre deux olympiades

A quelques jours de l’ouverture des Jeux Olympiques de Tokyo, le réalisateur Philippe Cornet nous emmène dans un road-trip savoureux dans le Japon d’aujourd’hui sur les traces des J.O de 1964. A la fois intime et historique, son film raconte comment le sport, la place des femmes et le sens de la compétition ont modifié le Japon en un demi-siècle.

Sea, sex & sports - Le Japon entre deux olympiades 1964-2021 : un film à voir le lundi 12 juillet à 22h30 dans Fenêtre sur doc été sur La Trois et à revoir sur Auvio jusqu'au 12 octobre.

Après un report historique l’an dernier en raison de la pandémie, les Jeux Olympiques s’ouvriront à Tokyo le 23 juillet prochain. Covid oblige, ces J.O se dérouleront dans une ambiance particulière, moins festive, avec toute une série de règles précises pour les spectateurs.

Outre cette situation sanitaire inédite, beaucoup de choses auront changé depuis les derniers JO de Tokyo en 1964 . Avec ce film, qu’il a tourné pratiquement seul, le réalisateur Philippe Cornet nous embarque dans un voyage surprenant dans le Japon d’hier et d’aujourd’hui, à travers des rencontres intimes qui évoquent l’histoire sportive du pays.

Le film s’ouvre sur des images de l’Océan Pacifique, dans une station balnéaire située à une heure de Tokyo et qui est un rendez-vous prisé des surfeurs. Le surf sera une nouvelle discipline olympique aux Jeux cette année, 57 ans après que le judo fut intronisé sport olympique aux JO de Tokyo en 1964. " Du judo au surf et d’un jeu à l’autre, il y a une histoire à raconter " dit Philippe Cornet. Et l’histoire est captivante.

Une histoire en forme de road-trip emmené par Pascale, une précieuse guide, mi bruxelloise, mi japonaise. Elle évoque la place du volley auprès des femmes dans le pays grâce à la victoire de l’équipe japonaise de volley aux JO de 64. Les archives donnent plus de force encore quand on découvre ces championnes d’hier toujours volleyeuses aujourd’hui. Une des anciennes membre de cette équipe victorieuse de 1964 raconte les conditions de vie des joueuses à l’époque : le travail à l’usine le matin et les entraînements de volley l’après-midi jusque tard dans la soirée. Avec leur victoire, celles que l’on a baptisé les sorcières de l’Orient ont popularisé ce sport dans le pays et ont inspiré les jeunes lycéennes. Elles ont aussi incontestablement contribué à faire évoluer la place des femmes dans la société. Les rapports hommes-femmes traversent d’ailleurs le film comme ce demi-siècle d’histoire japonaise.

En surf aussi les femmes ont désormais leur place. A une heure de Tokyo, à Ichinomiya, la ville qui accueillera les premières compétitions de surf aux JO, les surfeuses s’entrainent.  Le surf est une discipline populaire au Japon, une discipline héritière de la contre-culture au Japon dans les années 60.

De retour à Tokyo, le film nous emmène ensuite au camp de base de l’école historique de judo, un sport emblématique au Japon où il est né. Et ici tout le monde parle encore de la défaite d’un Japonais lors de la finale de 1964, alors que le judo venait d’être introduit comme discipline olympique aux JO.  Les judokates elles, devront attendre 1992 à Barcelone pour concourir aux Jeux. Aujourd’hui, elles sont nombreuses dans les clubs à s’entrainer dur pour viser une sélection aux JO.  

Tout au long du film, Philippe Cornet ira à la rencontre de celles qui ont ouvert ou ouvrent la voie vers la reconnaissance des femmes dans ces trois disciplines. Depuis 1964, le sport occupe une place importante dans la société japonaise et a contribué à la changer en profondeur dans les rapports entre les hommes et les femmes.

Sur fond de très belles images du Japon comme on a peu l’habitude d’en voir et d’une superbe musique aux accents jazzy, ce film dépeint un portrait intime de la société japonaise depuis les olympiades de 1964.

Production : The Cut Company en coproduction avec la RTBF

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