ONDES DE CHOC. L'après 22 mars 2016

Orphée Vanden Bussche, victime des attentats du 22 mars 2016, métro Maelbeek
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Orphée Vanden Bussche, victime des attentats du 22 mars 2016, métro Maelbeek - © Tous droits réservés

Ce mercredi 8 mars, dès 19h55 sur la Une, Malika Attar vous donne RDV dans un "Devoir d’enquête" spécialement dédié aux témoins-clés : ceux qui ont été touchés, ceux qui sont intervenus sur place, ceux qui tentent d’aider par leurs recherches sur le terrorisme et ceux qui créent des ponts entre les communautés. Une enquête de terrain pour comprendre comment on se relève d’une telle blessure et comment on se reconstruit un an après les attentats.

Orphée est heureuse, elle vient d’ouvrir son propre salon de coiffure… Son rêve ! Ce matin du 22 mars 2016, elle se souvient : " il faisait beau, c’était un lendemain de printemps, les filles portaient des jupes… ". C’est la première fois depuis 15 ans qu’elle prend le métro ce jour-là. Aujourd’hui, un bruit infernal et permanent dans l’oreille lui rappelle à chaque instant l’onde de choc engendrée par les attentats terroristes.

Arrivé à l’aéroport de Zaventem, sur le lieu des premières déflagrations, Jonathan reste tétanisé. Comme beaucoup d’autres soignants, ce jeune infirmier urgentiste n’a jamais été confronté à une scène de guerre. Mais, son professionnalisme reprend le dessus. Il faut faire le tri : " pour lui, trop tard… Pour elle, peut être… Celui-là, oui, encore une chance de survivre.. ". Aujourd’hui, comment peut-il oublier ce véritable champ de bataille où sont tombés, non pas des soldats mais de simples civils. Comment peut-il oublier les choix douloureux qu’il a dû poser.

Pour ce Devoir d’enquête, nous sommes dans l’émotion, dans l’empathie avec Orphée, Jonathan, Karol et les autres lors de cette journée d’apocalypse. Mais pas seulement… L’onde de choc perdure, en provoque d’autres, bouleverse pour toujours ces corps et cœurs meurtris. Nous nous attachons à leur nouveau quotidien. Nous sommes dans leurs difficultés à se reconstruire, les souffrances physiques et psychiques, dans les paperasses administratives, les problèmes de reconnaissance et de dédommagements…

 

 

Ce documentaire exceptionnel, signé par l’équipe de Devoir d’Enquête est jalonné d’entretiens avec Malika Attar. Entre expertise professionnelle et ressenti personnel, notre journaliste a interrogé le procureur fédéral, Frédéric Van Leeuw, le directeur du service d’identification des victimes, Christian Decobecq ainsi que Jean-Marie Brabant, à la tête de la zone de police Montgomery aujourd’hui retraité.

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