Le " petit ange " dépecé de la rue des Hirondelles

Carte postale éditée suite au crime odieux de Jeanne Van Calck (1906)
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Carte postale éditée suite au crime odieux de Jeanne Van Calck (1906) - © Tous droits réservés

Le crime crapuleux de Jeanne Van Calck, « la pauvre petiote » de 8 ans dont le corps dépecé sera retrouvé un soir de février 1906 dans une rue de la capitale, demeure toujours un mystère !

Bruxelles, le 7 février 1906. Aux environs de 23H45, comme à son habitude après la fin de chaque représentation, un machiniste du théâtre de l’Alhambra emprunte la rue des Hirondelles. L’homme s’arrête brusquement devant un paquet volumineux… Intriguant voire suspect !

Il encourage son fils qui l’accompagne à aller chercher un garde-ville. L’agent de police qui s’est encouru, croit à une mauvaise blague. Ca pue… Probablement un fromage de Hollande pourri ! Toutefois, le colis est emmené au commissariat.

Un colis macabre...

Libéré de la corde de chanvre qui l’enserre, le paquet dévoile une réalité à mille lieues de la plaisanterie. Au-delà, d’un caban bleu foncé et d’un tablier bleu à pois blancs apparaît le corps encore chaud d’une enfant aux cheveux blonds.

Plus macabre encore, il est incomplet. Manquantes, les jambes ont été sectionnées à hauteur de l’aine. Un travail net et précis. Sans doute l’œuvre d’un chirurgien ou d’un boucher !

L’identité de la fillette est rapidement découverte car la disparition inquiétante de Jeanne Van Calck, 8 ans est signalée au poste de police.

Comme chaque soir, Jeanne avait effectué le trajet entre le domicile de sa mère, pour sa visite journalière d’une ou deux heures, et celui de ses grands-parents où elle vivait… Elle n’est jamais arrivée !

Selon le rapport des médecins légistes, " Jeanneke " a été violée. Elle serait morte étouffée par ses vomissements suite à l’importante quantité d’alcool que le meurtrier lui a fait ingurgiter.

Deux cercueils pour « le petit ange » !

Célébrées le 11 février, les funérailles de la petite martyr furent à la hauteur de l’émoi que suscita cette tragédie au sein de l’opinion publique belge et étrangère. Plus de dix mille personnes se pressèrent autour du cortège funèbre.

Ce n’est que quelques jours après l’enterrement qu’un jardinier officiant dans le parc de la ferme royale du Stuyvenberg aperçu deux paquets d’une quarantaine de centimètres, chacun de la forme d'un jambon. Ils contenaient les membres inférieurs de la gamine !

Prime de 20 000 francs offerte pour le moindre indice, arrestations, gardes à vue… Rien ne permettra de remonter la piste du meurtrier. Même pas le flair de Folette, chienne primée au concours de dressage, dépêchée pour l’occasion...

Le crime de la rue des Hirondelles reste à jamais impuni !

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