Pourquoi est-on fasciné par les méchants ?

Après maléfique, c’est Cruella d’Enfer qui débarque bientôt au cinéma et sur les petits écrans, cette méchante de notre enfance est déterminée à tuer les dalmatiens pour en faire un manteau de fourrure. Disney a donc décidé de lui consacrer un film afin de révéler qui elle est vraiment et les raisons de sa méchanceté. Cette semaine dans Culture Club on se demande : pourquoi est-on fasciné par les méchants ?

Les héros ont toujours une place importante dans la pop culture, après tout sans héros il n’y a pas de méchant et inversement, mais ce qui est fascinant avec ce dernier, c’est qu’il n’est pas tout lisse, il est imprévisible et il évolue dans les récits. Le héros est généralement limité, même si depuis peu certains d’entre eux sont moins lisses et plus complexes, il doit sauver une personne, le monde ou une ville. Son objectif combattre le crime et arrêter les méchants, malheureusement pour lui ça s’arrête là. Alors que le méchant est plus complexe, ses émotions sont plus grandes et ses actions sont imprévisibles. Et c’est ce qu’on aime avec ces vilains.

 

Connaître l’histoire de vie

Les méchants ont une histoire, il y a eu dans leur enfance ou dans leur vie des évènements qui ont provoqué cette méchanceté et les ont fait devenir ceux qu’ils sont aujourd’hui. Ils ne sont pas nés méchants, c’est la vie, les gens ou tout simplement la société qui les a rendus tel qu’ils sont. C’est d’ailleurs l’une des raisons de la passion pour ces personnages, car pour certains ils ont vécu des évènements semblables à certaines de nos vies et ils ont décidé de se venger, car c’est la seule manière d’apaiser leur mal-être, contrairement à la majorité des humains qui vont pardonner, oublier ou simplement passer à autre chose. Ces méchants révèlent ce qu’il y a de plus sombre au fond de l’être humain, toutes ces choses que l’on ne peut pas faire, car même si on est blessé, il y a des limites à ne pas dépasser : la violence, le meurtre, le vol, la destruction… Malgré le mal qu’ils font, ils ont une part d’humanité et c’est ce qui les rend pour certains attachants.

 

Penser à la communauté

Selon le chercheur danois Kjeldgaard-Christiansen qui a analysé le phénomène, nous aimons les méchants car il reflète notre société et ses limites. Leurs comportements sont égoïstes, ils brisent des normes, ils sont guidés par le pouvoir, ces envies que l’on peut retrouver parfois au fond de notre être, les méchants peuvent réaliser tous ces désirs refoulés. Ces actions détruisent les règles sociétales qui sont garantes du maintien d’une harmonie commune. Kjeldgaard-Christiansen explique que nos sociétés sont organisées de manière collective et c’est cette collectivité qui préserve notre espèce. Si chacun faisait ce qui lui plaît ou exploitait l’autre, ça serait le chaos et contre-productif, car la communauté rend l’humain plus fort. Finalement leurs mauvaises actions nous permettent de réaliser ce qui est bien et ce qui est mal.

 

Une autre raison de cette fascination est le charisme de ces méchants, comme l’explique Marine dans le trottoir.

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