Culture Club analyse la série "The Boys 2", la série de super-héros trash

Début septembre, la saison 2 The Boys est arrivée sur Amazon Prime Video. Un an après la saison 1 qui a été l’une des séries les plus regardées de la plateforme. On retrouve les Sept, l’équipe de super-héros créée par l’entreprise Vought et la bande d’humains dirigée par Billy Butcher. Cette série a été adaptée d’un comics créé par Garth Ennis et Darrick Robertson. Analysons ce phénomène.

Un vent de fraîcheur a débarqué dans les productions de super-héros. Depuis presque 12 ans, c’est Marvel qui détient le monopole avec 3 films par an. Présentés comme des personnages lisses et sans défaut, ceux que vous allez découvrir dans The Boys sont tout sauf gentils et mignons, ils sont complètement tarés. The Boys nous fait découvrir la vie de justiciers en particulier les Sept, ressemblant étrangement à Superman, Wonder Woman, Aquaman, etc. Ils sont en réalité des produits de marketing, des stars et des sociopathes en puissance. Face à eux, une équipe de bras cassé humains qui souhaite révéler au monde entier la véritable nature de ces " héros " quitte à faire couler le sang et pas qu’un peu. En résumé The Boys, c’est d’un côté des super-héros complètement psychopathes, mais que l’Amérique idolâtre et de l’autre une belle bande de loser qui désire venger les crimes commis par ces soi-disant héros. Le tout agrémenté de scènes gores, trash, de gros mots, de sexe et de super-héros qui ne respectent rien ni personne.

The Boys une caricature de l’Amérique

Les deux saisons montrent comment la société crée des super-héros grâce à des campagnes de marketing coûteuses et très bien organisées. La société Vought, propriétaire des héros est à la pointe de la communication sur les réseaux sociaux, dans les médias, dans les publicités et dans le merchandising. Elle vend à la population américaine une image parfaite de ces héros sans qui la société ne tournerait pas rond. Pourtant la multinationale n’est pas du tout guidée par des valeurs héroïques, elle se moque de la population, de la planète ou des victimes, tout ce que l’intéresse c’est le pouvoir et l’argent. Car dans les faits, ces super-héros ne sont que des produits de marketing entourés d’agents et des conseillers en images. C’est donc une Amérique qui transforme ses célébrités en produits de marketing. Une Amérique qui est loin d’être blanche et pure. En effet, The Boys nous parle de harcèlement, d’abus de pouvoir, d’agressions sexuelles, d’addictions, de folie et du capitalisme à son extrême. Sans rentrer dans la caricature, la série nous donne une satire de la société Américaine basée sur le pouvoir, le sexe, la célébrité et l’argent.

Impossible de binge-watcher la série

Nous avons l’habitude de pouvoir regarder tous les épisodes d’une série dès sa sortie, impossible pour cette saison 2. En effet, Amazon a décidé de créer l’attente entre deux épisodes en diffusant les 3 premiers épisodes début septembre, puis un par semaine. Cette diffusion hebdomadaire agace certains fans, mais cela crée de l’attente et de l’envie. La saison 3 a déjà été confirmée avec l’arrivée d’un personnage de Soldier Boy, une caricature de Captain America, décrit dans les comics comme un lâche, extrêmement sensible et peureux. Il sera interprété par Jensen Ackles.

Selim nous partage son avis dans le Doss’

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