Grégory Nolens : réparer les humains

La passion pour les sciences et la médecine de Grégory Nolens remonte à l’enfance, quand il découvre dans des récits de science-fiction, la notion de médecine régénérative : réparer les humains grâce à la technologie…  Une mauvaise chute de cheval et des études en sciences biomédicales plus tard, il met sa science au service de l’humain et ça n’a plus rien d’une fiction…

C’est en mai 2020 que le rêve de Grégory Nolens est devenu réalité, quand une équipe de service de chirurgie maxillo-faciale de Saint Luc a réussi la greffe d’un implant osseux imprimé en 3D sur une patiente. Une première mondiale dont le succès a été confirmé après quelques semaines, quand les médecins ont constaté que le greffon artificiel, Mybone, fournit par CERHUM, l’entreprise de Grégory, s’était parfaitement intégré.

Après son Doctorat en 2009, Grégory travaille dans des laboratoires de recherches privés pour développer des dispositifs médicaux, avant d’atterrir chez Sirris, en 2012. Là, il explore le potentiel de l’impression 3D. En 2015, il se lance et fonde la société CERHUM qui s’attelle à créer des implants bio compatibles - car la plupart des implants en matériaux composites actuels ont une durée de vie maximale de 20 ans. Le liégeois s’intéresse à un matériau céramique dont la composition chimique s’approche de celle de l’os humain : un mélange d’hydroxyapatite (hydroxide de calcium et phosphate) et de résines. Il décide de combiner les propriétés de ce matériau à la technologie 3D. L’implant MyBone est né.

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Les Belges Histoires, Grégory Nolens : réparer les humains © Tous droits réservés

Non seulement, cette prothèse est fabriquée sur-mesure, mais surtout cet os artificiel, strié de micro canaux et de porosités, reproduit les caractéristiques physiques des os humains ; ce qui favorise la reconstruction osseuse et la colonisation du greffon par les tissus. Au final : des opérations plus courtes, moins nombreuses, moins invasives mais surtout une reconstruction 5 à 7 fois plus rapide que lors de l’utilisation d’un greffon artificiel classique.

Il n’est pas très difficile de voir en quoi cette technologie révolutionne déjà la médecine, mais Gregory Nolens reste attaché à l’excellence et demande à assister aux opérations pour découvrir comment l’améliorer encore. Il faut dire qu’il caresse un espoir, celui d’arriver à imprimer ensemble des tissus synthétiques et des tissus vivants, pour créer des organes comme un cœur ou un rein qui seraient fonctionnels et pourraient être implantés directement chez les personnes en attente d’une greffe.

Avec lui, la science-fiction, c’est d’abord de la science ; le reste est patience, travail et persévérance.

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