Un 10e Festival de Liège sous le signe de la rencontre, du réel et la transgression

Un 10e Festival de Liège sous le signe de la rencontre, du réel et la transgression
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Un 10e Festival de Liège sous le signe de la rencontre, du réel et la transgression - © Tous droits réservés

Pour la dixième année consécutive, le Festival international des Arts de la Scène de Liège propose un aperçu du réel à travers des découvertes et des rencontres. Nous avons rencontré son directeur.

 

Durant trois semaines à partir du 1er février, le Festival à la renommée bien installée dans le pays liégeois et au-delà de ses frontières, ouvre une fenêtre sur des découvertes réjouissantes, des talents scéniques et des rencontres. Au programme, du théâtre, de la danse et de la musique provenant de Lituanie, Serbie, Portugal, Espagne, Géorgie, Cameroun, Pays-Bas, Australie, France, Italie et bien-sûr de Belgique. Jean-Louis Colinet, le directeur du Festival et son équipe mettent l’accent sur la transgression des frontières, la rencontre des autres cultures et l’ouverture au monde. Les visions singulières et étonnantes sont mises en lumière et valorisées, l’inconnu et l’autre.

 

En parallèle, FACTORY, un petit festival dans le festival donnera la part belle aux nouveaux talents durant trois jours et se posera au coeur de l’émergence.

 

 

Afin de mieux comprendre l’essence du Festival, nous avons posé quelques questions à Jean-Louis Colinet, le directeur du Festival international des Arts de la Scène de Liège.

 

Est-ce que vous pouvez m’expliquer quelles sont les particularités de cette édition 2019 ? 

Jean-Louis Colinet : Je dirais qu’il y a deux particularités à cette édition 2019.

En ce qui concerne la partie internationale, l’accent a été mis sur la programmation de jeunes artistes et compagnies qui viennent des quatre coins du monde, comme, entre autres, le jeune géorgien Data Tavadze, le camerounais Zora Snake, la compagnie française de danse Dyptik, ou encore les jeunes actrices serbes de Jami Distrikt.

 

Le Festival des Arts de la Scène est-il profondément politique ou le miroir d’une époque ?

Jean-Louis Colinet : Je pense que toute forme d’art, et donc tout spectacle qui parle de son temps comporte, comporte, d’une certaine façon, une dimension " politique ". 

Dans ce sens, Molière ou Shakespeare étaient des auteurs profondément politiques : ils parlaient avec force des grandes questions qui traversaient leur époque.

Les spectacles que nous programmons au Festival de Liège constituent à chaque fois le point de vue aigu d’un artiste sur le monde dans lequel il vit et crée. 

Le Festival de Liège est un festival qui, comme le dit son sous-titre, " interroge le présent ". Sa programmation, loin de toute démarche militante ou didactique, se situe aux confins du poétique et du politique.

C’est l’occasion pour les spectateurs d’aller à la rencontre de cultures, de langages, de sensibilités différentes. Une façon de s’ouvrir au monde, aux autre et à l’Autre, ce qui me paraît essentiel par ces temps de repli sur soi, d’exclusion, de réflexes identitaires que nous traversons.

 

Comment avez-vous construit votre programmation cette année ?

Jean-Louis Colinet : Comme pour chaque édition, je vais voir, parmi les programmations de festivals dans le monde, des spectacles susceptibles de correspondre à notre sensibilité artistique et à notre ligne éditoriale. 

Nous recevons aussi de nombreuses propositions de compagnies qui connaissent le Festival, propositions parmi lesquelles nous faisons un tri avant d’aller les voir.

 

En parallèle au festival, il y a FACTORY qui fait éclore des talents jeunes et neufs. Pouvez-vous m’expliquer comment ça fonctionne ?

Jean-Louis Colinet : Factory, c’est en quelque sorte un festival dans le festival, trois jours entièrement dédiés aux jeunes compagnies belges francophones.

L’objectif de Factory, c’est de promouvoir ces compagnies et leurs projets auprès de programmateurs de théâtres et de festivals belges et étrangers. Une façon de les faire connaître, 

de les aider à diffuser leurs spectacles, à trouver des partenaires de production.

Cette année, on pourra assister sur trois jours (les 21, 22 et 23 février) à pas moins de 33 moments de théâtre portés par 19 jeunes compagnies.

 

Il y a trois catégories parmi ces moments : 

Tout d’abord des spectacles finis, c’est à dire des spectacles qui ont déjà été créés, que ce soit au festival de Liège ou ailleurs en Fédération Wallonie - Bruxelles.

Il y a également des étapes de travail, c’est à dire des présentations d’extraits de spectacles en train de se faire, de se répéter, et pour lesquels les compagnies ont envie de se confronter une première fois à un public, à des programmateurs, et de recevoir ainsi leurs avis, leurs premières impressions.

Enfin, il y a des présentations de projets, au cours desquelles des artistes donnent un premier aperçu d’un spectacle qu’ils vont créer ultérieurement.

 

Que peut-on vous souhaitez pour cette édition ? 

Jean-Louis Colinet : Une chose on ne peut plus simple, et à laquelle tout programmateur aspire légitimement : un public nombreux et enthousiaste…

Informations pratiques

Festival international des Arts de la Scène de Liège

Du 1er au 23 février 2019

Dans différents lieux dédiés, Liège

Le site web du Festival