Le Grand Tour jour 8 : La culture, garante de notre démocratie ?

Le Grand Tour jour 8
Le Grand Tour jour 8 - © Olivier Donnet

Arrivée à la capitale wallonne ce lundi soir pour le Grand Tour qui complète son huitième jour de marche. Les automatismes se font, une question à déconstruire encore ce matin : "La culture, garante de notre démocratie ?".

Si les groupes de marcheurs se succèdent mais ne se ressemblent pas, leurs idées fondatrices, elles, sont plus ou moins semblables.

La culture n’est pas garante de notre démocratie, la pluralité de culture, par contre, l’est !

Le groupe tient une nouvelle fois à souligner combien la diversité permet au monde culturel, mais à la société plus généralement, de construire un projet commun.

Les artistes, comme le reste du monde culturel, ne suffiront pas à sauver la démocratie libérale le jour où cela sera nécessaire. Amusé, un marcheur semble savoir qui sera en mesure de répondre à ladite crise au moment venu : "on aura besoin de cracs !". CRACS, c’est un acronyme rappelé par les philosophes sportifs du jour pour désigner les citoyens responsables, actifs, critiques et solidaires. "Pour éveiller les citoyens à être des cracs, on a besoin d’entités qui créent du lien ! Le secteur socio-culturel est idéal pour ça !"

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La Hesbaye offre un paysage plus ouvert aux marcheurs que les vallées condruziennes, les grandes étendues semblent même ouvrir le champ des idées à ceux-ci. Veut-on encore des démocraties telles que nous les connaissons ? Quelle place laissée à la création, à l’artisanat dans l’enseignement ?

Le rôle de l’artiste est alors questionné, chaque citoyen ne devrait-il pas être acteur du changement de paradigmes qui fait couler tant d’encre depuis le déconfinement ? Le fait d’être artiste est, au fond, propre à chaque citoyen qui a une histoire à raconter, un groupe avec qui partager. Les marcheurs réfutent même la thèse que chaque artiste se doit de questionner la démocratie et le pouvoir en place. Une œuvre, par son existence seulement, symbolise, questionne et anime la cité politique. L’impact de ces créations sur notre démocratie passera par la réception que lui offre le public, lui-même influencé par l’ouverture d’esprit qu’auront bien voulu lui laisser les systèmes scolaires, médiatiques et commerciaux de notre "monde d’avant".