Le Grand Tour jour 5 : la culture, le bien commun et l'État

Le Grand Tour jour 5 : La culture, le bien commun et l’État
Le Grand Tour jour 5 : La culture, le bien commun et l’État - © Olivier Donnet

Passage vallonné en province de Namur aujourd’hui pour Le Grand Tour qui partait de Marche ce matin pour arriver à Porcheresse-en-Condroz. La question du jour prêtait au sourire : "Rouvrir les magasins de bricolage ou les bibliothèques ?". Si les marcheurs estiment ne pas avoir à choisir, l’État, lui l’a fait.

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L’argument de la rentabilité du secteur marchand comme raison valable à le privilégier au non-marchand semble ne pas suffire aux participants du Grand Tour. Mais si les secteurs considérés comme prolifiques pour l’État ont pu rouvrir leurs portes, c’est parce que la pression économique exercée par ceux-ci fut efficace. Un nombre important d’artistes participent à l’étape du jour. Tous s’accordent sur le besoin d’unité qu’ils éprouvent. " Si toutes les fédérations culturelles, comprenant toutes les disciplines de toutes les régions de la Fédération Wallonie Bruxelles s’unissaient d’un front commun pour faire pression sur le monde politique, croyez-le, nous ne parlerions probablement pas de ça aujourd’hui. "

Lundi, dans Le Grand Tour, les marcheurs se sont penchés sur la notion de culture comme bien commun de première nécessité. Ils ont souhaité ramener le sujet sur le chemin d’aujourd’hui. En effet, si la culture est de première nécessité, elle est aussi commune à tous. Une intervention étatique est donc, selon les marcheurs, nécessaire à la juste répartition d’un budget mais elle ne pourra se faire qu’en coopération avec les citoyens. La question d’un budget participatif pour la culture fait alors sens. "Un budget participatif, oui, mais un budget participatif sur le principe du soin des autres et des minorités !" martèle une marcheuse. "On ne peut pas considérer la culture comme un bien commun si la répartition de son budget ne favorise pas les cultures oubliées, sevrées d’argent et d’espaces de création ! "

Un mieux est envisageable pour la culture. Il sera même nécessaire. Avec ou sans l’aide du monde politique, car les citoyens l’ont déjà fait, et les marcheurs en ont conscience :

On n’a pas attendu l’État pour nous fournir des masques afin de se protéger du virus. Pourquoi l’attendrait-on pour relancer la culture ?