Le Grand Tour jour 3 : La culture est-elle une compétence à acquérir ?

L’école, la culture et l’apprentissage. Voici les thèmes qui ont occupé les marcheurs du Grand Tour pour le troisième jour de randonnée philosophique, le temps de relier Poix Saint-Hubert à Grupont. Une journée de marche ponctuée en sa fin par un spectacle de Timotéo Sergoï, comédien nomade et colleur de messages tout au long du périple.

"La culture est-elle une compétence à acquérir ?" était donc la question matinale. Très vite, les marcheurs décident de s’avancer sur le terrain du système scolaire et de son rapport à la culture. Une conclusion vint alors s’imposer dès les premiers échanges : l’école n’est pas, ou n’est plus, un lieu de développement de la créativité, à même titre que les académies, d’ailleurs. Une affirmation confirmée par les trois professeures venues se joindre à la marche du jour. Alors, comment ramener la culture dans l’enseignement ? Les sceptiques diront que la culture manque d’utilité pour revendiquer une importance si grande, mais les marcheurs en sont sûrs : selon eux, un enfant qui a appris à créer développerait plus de coopération, d’interactions avec leurs pairs et serait plus autonome. Les marcheurs l’affirment, la culture n’est pas anecdotique. Mais une question subsiste : les réformes, pactes et circulaires administratives qui ont pour objectif de rendre une importance à la culture suffiront-ils ?

Le chemin est encore long pour Le Grand Tour comme pour l’enseignement, peut-être parce que les marcheurs affirment que le temps n’est plus aux compromissions. Peut-être parce que c’est, selon eux, tout le système (et pas que scolaire) qui est à changer. L’avènement d’un enseignement nouveau, mis à jour, passera par la culture. Et pour ce faire, il faudra passer par l’action des premiers intéressés : les élèves. Les dernières années scolaires ont vu les jeunes se lever pour le climat, et s’ils se levaient demain pour la culture ?