Le Grand Tour jour 3 : La culture est-elle une compétence à acquérir ?

Le Grand Tour, jour 3
Le Grand Tour, jour 3 - © Olivier Donnet

L’école, la culture et l’apprentissage. Voici les thèmes qui ont occupé les marcheurs du Grand Tour pour le troisième jour de randonnée philosophique, le temps de relier Poix Saint-Hubert à Grupont. Une journée de marche ponctuée en sa fin par un spectacle de Timotéo Sergoï, comédien nomade et colleur de messages tout au long du périple.

"La culture est-elle une compétence à acquérir ?" était donc la question matinale. Très vite, les marcheurs décident de s’avancer sur le terrain du système scolaire et de son rapport à la culture. Une conclusion vint alors s’imposer dès les premiers échanges : l’école n’est pas, ou n’est plus, un lieu de développement de la créativité, à même titre que les académies, d’ailleurs. Une affirmation confirmée par les trois professeures venues se joindre à la marche du jour. Alors, comment ramener la culture dans l’enseignement ? Les sceptiques diront que la culture manque d’utilité pour revendiquer une importance si grande, mais les marcheurs en sont sûrs : selon eux, un enfant qui a appris à créer développerait plus de coopération, d’interactions avec leurs pairs et serait plus autonome. Les marcheurs l’affirment, la culture n’est pas anecdotique. Mais une question subsiste : les réformes, pactes et circulaires administratives qui ont pour objectif de rendre une importance à la culture suffiront-ils ?

Le chemin est encore long pour Le Grand Tour comme pour l’enseignement, peut-être parce que les marcheurs affirment que le temps n’est plus aux compromissions. Peut-être parce que c’est, selon eux, tout le système (et pas que scolaire) qui est à changer. L’avènement d’un enseignement nouveau, mis à jour, passera par la culture. Et pour ce faire, il faudra passer par l’action des premiers intéressés : les élèves. Les dernières années scolaires ont vu les jeunes se lever pour le climat, et s’ils se levaient demain pour la culture ?