La nouvelle saison de Wolubilis vous attend. En avant !

Retour au théâtre

S’il devait y avoir une pensée définissant cette prochaine saison, ce serait " Aller de l’avant ! ".  La fin de la précédente a été interrompue, des spectacles reportés mais que l’on retrouve heureusement ces prochains mois : Andropause de Bruno Coppens, Le CV de Dieu avec Jean-François Balmer et Didier Bénureau ou encore Prévert avec Yolande Moreau et Christian Olivier. Une saison marquée donc de retrouvailles mais aussi d’innovation. " C’est la plus longue préparation de saison que j’aie jamais faite jusqu’à présent !
Nous accueillons nombre de créations belges, une tendance vers laquelle nous voulons aller de plus en plus. Cet équilibre avec l’accueil des productions internationales est important. D’ailleurs, nous avons rajouté un spectacle belge suite à notre réflexion durant la crise du Covid-19, il s’agit de La nostalgie des blattes de Pierre Notte, un beau projet féminin sur une mise en scène d’Hélène Theunissen et avec les comédiennes Julie Duroisin et Julie Lenain, que nous sommes heureux de pouvoir soutenir. Une sacrée réflexion sur la vie dans un monde totalement aseptisé… sans aucun virus. Nous accueillons aussi le tout nouveau spectacle de Véronique Gallo Femme de vie, qui n’a pas son pareil pour nous décrire avec humour un quotidien dans lequel tout le monde se retrouve. Et sa programmation colle avec la Journée internationale des droits des femmes. "

Terre de talents

Il est vrai que les artistes belges ont trouvé une maison de choix en Wolubilis. Cette année, place à des valeurs sûres comme Fugueuses, Homo Sapiens ou Les Émotifs anonymes mais également à des créations mêlant originalité, poésie et fougue. "Notre-Dame de Paris est une création passionnante de Thierry Debroux avec des comédiens également manipulateurs de marionnettes. Il faut savoir que la porte d’entrée à l’œuvre de Victor Hugo est ici l’incendie qui a ravagé Notre-Dame il y a un an. Les gargouilles du fameux édifice, représentées par des marionnettes, sont les narratrices du spectacle.  Il ne faut pas rater La Dame à la camionnette avec notre formidable Jacqueline Bir, une merveilleuse histoire, véridique, écrite par Alan Bennett et qui a été portée à l’écran avec Maggie Smith. Nous sommes fiers d’être coproducteurs de ce spectacle qui se jouera en exclusivité à Wolubilis. Autre création, Yule de Didier Laloy et Pascal Chardome, un joli projet enrichi de musiciens celtiques. "

La vraie vie " d’Adeline Dieudonné, phénomène littéraire, dans une adaptation de Georges Lini dans laquelle elle joue également suscitera sans nul doute l’enthousiasme. Sans oublier Pueblo d’Ascanio Celestini où l’on retrouve David Murgia et son engagement, soucieux de porter la parole des invisibles, de ceux que l’on n’écoute jamais. Et L.U.C.A. d’Hervé Guerrisi et Grégory Carnoli, road trip tendre et drôle sur la migration.

" Zinc de David Van Reybrouck traite d’une part de notre histoire méconnue, dans la région de la Calamine, celle de Moresnet Neutre, un territoire qui a conservé un statut de neutralité pendant plus de 100 ans et que les puissances alentour s’arrachaient puisque riche en gisements de zinc.

Le comédien belge Patrick Donnay sera d’ailleurs l’Homme de Wolubilis cette saison puisqu’il sera à l’affiche de Zinc, mais aussi dans Le dernier salut de Nicolas Buysse, spectacle itinérant et terriblement inventif qui emmènera les spectateurs autour de Wolubilis, et dans La Dame à la camionnette".

Les pépites d’ailleurs

Comme chaque année, la moisson a été bonne parmi les spectacles couronnés par les Molières 2020. Et Élodie Menant, qui avait présenté Est-ce que j’ai une gueule d’Arletty la saison passée, vient d’en remporter deux ! Car la programmation se fait toujours au gré des coups de cœur, en repérant tout qui assurera au public des moments d’une rare intensité. Se distinguent cette année Marie des poules et Plus haut que le ciel. Suite française été nommé tout comme Le Cirque Le Roux que nous sommes ravis de retrouver, et dont La nuit du cerf nous réserve un final en apothéose avec une prise de risque incroyable. Marie des poules gouvernante chez George Sand (Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre privé pour Béatrice Agenin, Molière du Théâtre privé) est une véritable merveille de Gérard Savoisien et qui doit beaucoup à l’alchimie entre Béatrice Agenin, qui interprète tous les rôles féminins, et Arnaud Denis. Le texte remarquable souligne la façon dont George Sand a aidé sa jeune domestique à s’élever en lui apprenant à lire et à écrire et à la faire jouer au théâtre. Mais quand celle-ci tombera amoureuse de son fils, elle regardera d’un autre œil cette émancipation sociale… Un spectacle qui vous happe de bout en bout.

Dans Plus haut que le ciel, (Molière du meilleur comédien dans un second rôle pour Jean Franco) c’est la Tour Eiffel qui fait sa star dans un spectacle de troupe tourbillonnant à voir en famille et qui conte l’épopée étonnante de ce monument, un pylône né de l’imagination de deux ingénieurs. "

Oser la fidélité

Il faut oser dans une programmation, ne pas attendre obligatoirement les succès de la saison parisienne, laisser parler son enthousiasme. Et célébrer des amitiés artistiques, elles sont au centre de l’ADN de Wolubilis. Chaque saison célèbre des retrouvailles avec un auteur, des comédiens ou une compagnie. Quand on vient une fois, on y revient comme le déclarent volontiers les artistes. C’est le cas pour Lawrence d’Eric Bouvron. " Après l’inoubliable adaptation des Cavaliers de Kessel, le voici avec un spectacle qui aurait dû figurer au Festival d’Avignon cette année. Je l’ai vu en répétitions, c’est juste extraordinaire, tous les acteurs arrivent à vous embarquer grâce à des astuces de mise en scène, vous avez vraiment l’impression d’être dans le désert avec Lawrence d’Arabie ! Quant à Suite française, cette adaptation du très beau roman d’Irène Némirovsky jouit d’une distribution éclatante avec notamment Florence Pernel et, à nouveau, Béatrice Agenin. Un très beau spectacle que j’ai vu à deux reprises à Avignon. "

Il est des instants où l’esprit et le cœur s’étreignent en une émotion puissante. Thierry Lhermitte, seul en scène dans Fleurs de soleil, adapté de l’œuvre de Simon Wiesenthal et éclairé par le témoignage de grands penseurs, se révèle impressionnant de justesse et de sobriété. " Une réflexion émouvante sur le pardon qui a hanté Wiesenthal tout au long de sa vie. Un devoir de mémoire toujours salutaire. "

Mémoire et réflexion.

Justement, la mémoire est un moteur à Wolubilis. Celle qui nous fait regarder le passé pour mieux éclairer le présent et appréhender demain. Comme Les crapauds fous la saison précédente. Il y a des spectacles qui laissent une trace. Que ce soit par le biais de l’humour ou de la gravité, et il est bon de susciter le questionnement. " Une pièce comme Crâne de l’écrivain Patrick Declerck aborde le sujet de la maladie, des soins dans la dignité, de l’expérience humaine grâce à une adaptation subtile d’Antoine Laubin. Et ce sont plusieurs narrateurs qui racontent ce parcours de vie, la performance de Philippe Jeusette étant particulièrement impressionnante. Il faut vraiment passer au-dessus des a priori possibles par rapport au sujet car on vit un moment bouleversant. "

Le geste et la musique

Le cirque, si cher à Wolubilis, sera donc présent avec La nuit du cerf. La danse enchantera tout autant un public qui en redemande chaque année. " Le Ballet de Biarritz, dans La Pastorale, réserve un grand moment. " C’est d’une précision impressionnante, chaque mouvement y est millimétré. Le spectacle a été créé la saison passée en l’honneur de l’année Beethoven. Quant à ¡Fandango! du danseur et chorégraphe David Coria et du chanteur David Lagos, qui clôture notre saison, il va bien au-delà du spectacle de flamenco, témoignant d’une force et d’une modernité renversantes tout en brossant l’histoire de l’Espagne, c’est d’une beauté ravageuse, on met des heures à redescendre. "

Le monde, demain

Les Lectures ont trouvé leur public, réservant rencontres et découvertes d’auteurs comme, cette année, les écrits de Myriam Leroy, Elena Ferrante, Caroline Valentiny. De même pour les conférences, rendez-vous où la pensée éclaire nos incertitudes avec des sujets très divers, du cerveau à la terre en passant par le revenu universel, autant de thèmes qui font l’actualité.

L’art a été la respiration réconfortante dont chacun s’est nourri ces derniers mois. Le spectacle vivant, le théâtre, la danse, la musique, le cirque sont la vie car ils génèrent l’enthousiasme, le rire, la passion, la solidarité. La nouvelle saison de Wolubilis nous fera la vie belle.  - Gilda Benjemin
 

EN PRATIQUE

Wolubilis vous accueille dès le 29 septembre 2020 avec Le dernier salut, spectacle déambulatoire en plein air. Tous les détails de la saison sont disponibles sur wolubilis.be
La vente des abonnements et des places est lancée.

Vu les circonstances, Wolubilis vous a simplifié la vie:

– Une seule formule d'abonnement et une grille tarifaire simplifiée.

– Paiement de vos abonnements et places différé après le 10/09.

Horaire d’été
Du 01 au 17.07 : ouvert du lun. Au ven. de 10h à 17h par téléphone uniquement.

Du 22.07 – 14.08 : ouvert du lu. au ven. de 10h à 14h par téléphone uniquement.
Du 17 au 31.08 : ouvert du lun. Au ven. de 10h à 17h par téléphone uniquement.

Fermé le 20 juillet.

La reprise des activités de Wolubilis se fera dans le respect des normes de sécurité sanitaires. Toutes les infos pratiques seront publiées et mises à jour sur le site officiel du théâtre.